Saison 2009-2010Après s'être discrètement éclipsé des parquets au terme d'un beau succès du H aux dépens de Cesson-Sévigné (33-23) début décembre à Mangin, Frédéric Dole a subi l'opération chirurgicale nécessaire à son épaule gauche pour lui permettre de retrouver au plus vite la compétition avec le H. « Après l'IRM on a constaté trois lésions. D'habitude il n'y en a qu'une qui pète, moi j'en ai eu trois, déplore avec philosophie le Nantais. Je me suis fait opérer le 8 décembre et ça s'est bien passé » souligne-t-il avec satisfaction. Depuis, au terme de deux mois de cicatrisation durant lesquels il a pu reprendre le travail foncier, l'ailier droit a enduré l'astreignante phase de rééducation non sans un certain soulagement : « C'était assez douloureux mais j'ai retrouvé assez vite toutes mes amplitudes de l'épaule. On perd beaucoup au niveau musculaire mais ça fait quatre semaines que j'y suis, on commence maintenant à faire du travail avec de vraies barres, toujours avec des haltères et ça revient » sourit celui qui pourrait renouer avec le championnat bien plus tôt qu'on ne l'envisageait en décembre.
Frustration d'un final four nantais sans le H
Mais comme le dit l'adage : « Si tu ne vas pas au hand, le hand viendra à toi. » Et voilà donc que pour distraire Frédéric Dole durant sa reprise, le HBCN n'a pas hésité à organiser à Beaulieu la phase finale de la coupe de la Ligue... compétition fétiche pour l'ex Montpelliérain qui l'a remportée trois fois de suite de 2005 à 2007. Plaisanterie mise à part : « C'est une grosse frustration de voir ces matches à Nantes sans y participer. Avant que la coupe de la Ligue revienne à Nantes il va se passer pas mal d'années, plaisante-t-il. En même temps, ça permet au club de montrer qu'il est capable d'organiser de grands événements sportifs et nous, les joueurs, on se rend compte qu'il y a beaucoup de public prêt à nous suivre ; parce qu'on ne joue pas et pourtant on réussit à remplir le palais des sports » apprécie l'ex international.
Montpellier vs. Paris... bis repetita
Pour l'heure, la proximité de ce final four permet à Fred'Dole de ressasser avec son coach Thierry Anti les passes d'armes entre Paris et Montpellier. Comme cette finale de 2006 qui avait eu lieu salle Coubertin (Montpellier - Paris, 31-30) : « Ça s'était terminé en prolongation sur un attentat non sifflé, peste le coach faussement courroucé. Je ne sais pas pourquoi la Ligue avait choisi des arbitres espagnols que Montpellier connaissait très bien » glisse-t-il en laissant planer le doute sur une collusion susceptible de minimiser la performance de l'ancien Héraultais. Ces deux-là ont encore de vieux souvenirs à ressasser...
De sa première finale de 2005, c'était à Nîmes encore contre le Paris d'Anti (Montpellier - Paris, 27-21), Frédéric Dole retient une tout autre émotion, celle d'Elisa : « J'ai gardé chez moi la double page de Hand Action sur laquelle on voit ma fille prendre ma médaille et la surprise dans ses yeux » sourit le papa cinq ans plus tard.
2007, la pression d'une saison blanche
Thierry Anti est bien sûr plus prolixe sur la coupe de France de 2007 dont les Parisiens avaient privé Montpellier, occasionnant un pic de pression sur les hommes de Patrice Canayer, sevré également du championnat remporté par Ivry qui les défiait derechef sur la coupe de la Ligue. « C'était assez compliqué pour nous qui sortions de deux triplés avec cette fois-ci le risque d'une saison blanche. Moi je savais que je partais pour Nantes et j'avais envie de finir sur une bonne note. Ça s'est plutôt bien passé même si nous n'avons gagné que d'un but (34-33) à l'arraché. »
Après s'être relevé de cette fin de cycle, Montpellier qui cumule cinq victoires en sept finales de cette coupe de la Ligue, ne semble pas en mesure de se voir priver d'un sixième trophée. D'autant qu'en guise de piqûre de rappel, les Héraultais se sont fait surprendre par Istres la saison dernière à Miami (20-22). « Cette compétition avantage les clubs qui ont du banc. Il faut que tu t'arraches en demi-finale. Et quand tu es dans la difficulté, que tu n'as pas le banc, c'est dur physiquement. Montpellier a 14 joueurs qui tiennent la route » rappelle Fred Dole. « Je pense que Patrice (Canayer, le coach, ndlr) a bien retenu la leçon. Après, les internationaux ont enchaîné pas mal de matches mais avec l'expérience et leur profondeur de banc je les vois vainqueurs » pronostique sans grande originalité ni beaucoup d'objectivité l'ailier nantais qui n'a qu'un souhait, fêter les amis qu'il a laissé en 2007 dans l'Hérault : « Ça doit rester très soft parce que je travaille lundi » rigole Frédéric Dole.
OJL Terrien
La phase finale à guichets fermés, c'est confirmé ?
« Il n'a fallu qu'un mois pour que toutes les places soient vendues et presque sans publicité. Il a suffi que l'information soit transmise pour que les gens aient envie de venir. Ça fait extrêmement plaisir. »
Quel état d'esprit souhaitez-vous insuffler ?
« Nous voulons inscrire cette édition dans la nouveauté avec un spectacle qui ne se limite pas au handball, même si c'est cela qui nous réunira tous. On espère voir le public goûter autant le handball que tout ce qu'on a prévu autour de ce spectacle sportif. »
Pouvez-vous donner quelques exemples ?
« Il y aura de la musique, des choses novatrices en terme d'ambiances lumineuses mais il ne faut pas en dévoiler trop ou elles auront moins de saveur. »
Quelles sont les contraintes de ce type de compétition ?
« Le plus astreignant c'est d'accueillir quatre équipes, de leur assurer toutes les conditions de confort par rapport à la compétition. Maintenant l'île de Nantes possède des infrastructures de proximité qui nous ont grandement facilité la tâche, c'est un des points sur lesquels nous avons insisté sur notre dossier. On saura dimanche soir si on a réussi. »
Vous n'avez pas douté des moyens humains ?
« Au sein du HBC Nantes il y a des compétences organisationnelles qui ne sont plus à démontrer. On ne partait pas de zéro. Beaucoup ont travaillé sur différents événements internationaux : les championnats du monde masculin (2001, ndlr) et féminin (2007, ndlr). »
Quels bénéfices va tirer le H de ce week-end ?
« Il y en a un qui ne fait plus de doute, c'est un bénéfice financier. C'est une des raisons pour lesquelles nous étions candidat. Par cette organisation le HBC Nantes montre qu'il est en capacité d'avoir des recettes qui lui sont propres. »
Cela va-t-il améliorer votre budget ?
« Aujourd'hui il est de deux millions d'euros et nous allons l'atteindre avec la coupe de la Ligue mais l'année prochaine nous n'aurons pas cette organisation. Cela veut dire qu'il faut que nous générions des recettes ailleurs. »
Quel budget viserez-vous en 2010-2011 ?
« Le budget moyen de la D1 se situe autour de 2,2 millions d'euros et pour jouer le haut de tableau il faut justifier de 2,5 à 3 millions. Aujourd'hui nous avons le 8e budget et nous sommes 6e ex aequo au classement... Le handball ne se résume pas aux budgets mais c'est une composante importante. »
Vous souhaitez démontrer les compétences du club ?
« Nous espérons concrétiser nos relations avec les partenaires privés que nous avons invités en nombre. On va leur montrer un magnifique spectacle, une superbe salle. La coupe de la ligue est la vitrine d'un savoir faire. »
Quelle équipe va soulever le trophée dimanche ?
« Je vais être banal mais je ne pense pas que Montpellier se laissera surprendre deux années de suite (la saison passée, à la surprise générale, Istres avait battu les Héraultais en finale, ndlr). L'autre demi-finale est plus indécise entre une équipe très bonne depuis le début de saison, Dunkerque, et une équipe en pleine réussite actuellement, Saint-Raphaël. Je pense que la logique voudrait que Dunkerque accède à la finale. Mais la logique et le sport... »
Recueilli par OJL Terrien
Trois jours après son succès face à Nîmes (28-25), le HBC Nantes s'est incliné à Ivry (30-23), reculant d'une place au classement (7e).
Sur le parquet du club francilien aux ambitions européennes, le HBC Nantes, battu 30-36 lors du match aller, ne devrait pas avoir la faveur des pronostics. Et pourtant, la formation de Pascal Leandri a depuis égaré une bonne part de l'assurance qui lui avait permis de gagner à Beaulieu. Pire, avec une seule victoire (certes contre Chambéry) lors des six dernières journées, les Franciliens qui ont embrayé sur 2010 par deux défaites (dont la dernière face à la lanterne rouge Créteil) planent dans le doute.
Du côté nantais, on sait raison garder après la victoire de mercredi aux dépens des Nîmois.
Car le potentiel d'Ivry demeure d'une part bien supérieur à celui des Gardois et d'autre part ce succès après trois défaites s'apparente surtout à une convalescence sur une rémission que le docteur Anti aura bien besoin de consolider. « On va s'affronter avec les mêmes armes et les mêmes intentions, augure le coach nantais. Je vois le plan de jeu d'Ivry très semblable au nôtre. »
« S'accrocher à eux jusqu'à la fin de match »
« Ils jouent l'Europe avec nous, considère pour sa part David Ruch, l'adjoint de Leandri. Il va falloir réaliser un match plein et les faire déjouer le plus longtemps possible pour avoir le gain de la partie. » Une rigueur que Thierry Anti souhaite également voir valider avec deux hommes dont les repères salle Auguste-Delaune seront précieux à savoir les ex Ivryens Ahmed Hadjali et Audray Tuzolana. « J'espère que ça va se jouer tout à la fin sur le mental. Si on arrive dans le money-time en étant quasiment à égalité avec eux, on devrait normalement être dans les meilleures conditions pour qu'ils ne soient pas si sereins que ça. Il faut les pousser et s'accrocher à eux jusqu'à la fin de match. » Bref, concrétiser une sorte de scénario semblable - mais à l'issue inverse - de celui qui avait prévalu à Nantes, avec pour enjeu la consolidation de la 6e place.
OJL Terrien
Il suffisait d'assister mercredi à la liesse des Nantais consécutive à leur victoire sur Nîmes, pour mesurer le doute qui tenaillait le HBCN depuis sa dernière victoire concluante ; c'était aux dépens de Cesson... début décembre. « Il y avait quand même beaucoup de pression sur les joueurs ce soir » reconnaissait d'ailleurs Thierry Anti à l'issue des débats. Un coach rasséréné lui aussi, notamment par la combativité de ses joueurs. Un état d'esprit qui constitua un élément essentiel dans la performance du H, car sur le parquet de Mangin cela fut loin d'être parfait.
« Beaucoup d'orgueil »
« Les Nîmois sont très accrocheurs. Ils lâchent bien le ballon, ils ont joué juste » analysait le coach afin de relativiser les difficultés rencontrées par Labarre et ses coéquipiers pour aborder ces Crocodiles nullement décidés à terminer la tête dans le sac. C'est néanmoins psychologiquement que s'est jouée cette partie entre deux équipes dépourvues de succès en championnat depuis plus de deux mois et demi. « On n'a rien lâché et en étant menés 24-21 (50e, ndlr) chez soi, il fallait beaucoup d'orgueil, souligne Thierry Anti. J'ai vu des joueurs qui se sont encouragés et qui se sont arrachés pour aller chercher la victoire. Au-delà du jeu, parce qu'on peut jouer beaucoup mieux, les deux points étaient fondamentaux pour nous. » Un scénario mettant en exergue le mental qui pourrait se répéter dès demain à Ivry où les hommes de Pascal Leandri, à créditer d'une seule victoire en six matches, tenteront de déboulonner le HBC Nantes de sa sixième place fraîchement acquise à leurs dépens.
OJL Terrien
HBC NANTES - USAM NÎMES 28-25
Mi-temps : 14-13. Arbitres : MM. Bader et Weber. 2525 spectateurs
HBC NANTES : Maggaiez (g, 1e-49e, 10 arrêts dont 1/5 pen.), Pagès (g, 49e-60e, 6 arrêts dont 1/1 pen.), Sincère, Sayad (2/2), Hadjali (7/8), Roche, Labarre (cap. 4/5), Haraket (2/5), Corbin (1/3), Vergely (3/5), Karsenty, Fabre, Tuzolana (4/8), Souza (5/5). Entraîneur : Thierry Anti
5 x 2 minutes
USAM NÎMES : Cappelle (g, 1e-15e, 0 arrêt), Annotel (g, 15e - 60e, 15 arrêts dont 0/2 pen.), Haon (cap. 2/3), Rebichon (1/1), Massard-Chenet, Roby (2/3), Meunier (3/4), Saurina (8/11 dont 4/5 pen.), Scaccianoce (2/2), Boubaiou (1/3), Rosier (4/5), Tesorière (1/2), Arnaud (1/3). Entraîneur : Laurent Puigsegur
2 x 2 minutes
L'entame de match est lourde en déchets techniques pour les deux formations. Les hommes de Laurent Puigsegur exploitant toutefois l'incapacité des Nantais à trouver des positions de tir réalistes pour se doter d'un timide avantage.
Rien de rédhibitoire cependant en ce qui concerne le H, lequel trouve notamment des solutions sur les flancs avant que la fébrilité des Gardois ne lui offre des boulevards sur les contre attaques conclues par Hadjali ou Souza (12-8, 22e).
Un temps-mort nantais à l'effet néfaste
Saurina et consorts, sans être plus étincelants, profitent toutefois du temps-mort de Thierry Anti (24e) pour... se refaire une santé et sauter sur ce penalty bâclé de Souza, cette passe manquée d'Hadjali puis ce tête à tête du même ailier droit remporté par Annotel pour rejaillir au tableau de marque juste avant la pause (14-13, 30e).
« On mène 14-10, on a la balle de 15-10 c'est pour ça que je prends un temps mort pour bien asseoir. Et à partir de là on rate le penalty, contre-attaque on prend deux minutes et surtout ce que j'ai reproché aux joueurs c'est qu'on attaque à cinq contre six et on tire au bout de cinq secondes. On leur donne deux contre-attaques et à l'arrivée c'est 14-13 à la mi-temps » déplorait Thierry Anti.
Les Crocos reprennent le pouvoir
Et derrière la mi-temps, le climat n'est pas meilleur pour les Nantais à qui seuls les éclairs de Tuzolana permettent de donner le change tandis que l'USAM enchaîne sa partition étayée par une défense étagée qui chagrine considérablement le HBCN. Rien d'étonnant dès lors d'assister à la reprise de pouvoir des Crocodiles dont Annotel ferme la maison avec dextérité (18-20, 45e puis 21-24, 50e). La pugnacité est alors sensiblement nîmoise, selon une physionomie qui un moment laisse interdit le public de Mangin. Les Nantais doivent se faire violence dans les neuf dernières minutes pour bousculer Haon et ses coéquipiers. « Autant le time out de la première mi-temps ne nous a pas trop servi, autant celui de la deuxième on n'a pas eu à se plaindre. Car on finit sur un 8-3 avec beaucoup d'envie et ça fait plaisir de voir l'équipe finir comme ça » soufflait Thierry Anti. Fabre et le jeune Roche en défense rendent de ce fait plus étanche la zone que Pagès termine de cimenter en stoppant notamment un penalty de Saurina (57e). Ainsi le H s'est-il attribué son premier succès de D1 en 2010, laborieux mais précieux.
OJL Terrien
HBC NANTES - USAM NÎMES 28-25
Mi-temps : 14-13. Arbitres : MM. Bader et Weber. 2525 spectateurs
HBC NANTES : Maggaiez (g, 1e-49e, 8 arrêts), Pagès (g, 49e-60e, 6 arrêts), Sincère, Sayad (2), Hadjali (7), Roche, Labarre (4), Haraket (2), Corbin (2), Vergely (2), Karsenty, Fabre, Tuzolana (4), Souza (5). Entraîneur : Thierry Anti
4 x 2 minutes
USAM NÎMES : Cappelle (g, 1e-15e, 0 arrêt), Annotel (g, 15e - 60e, 15 arrêts), Haon (2), Rebichon (1), Massard-Chenet, Roby (2), Meunier (3), Saurina (8), Scaccianoce (2), Boubaiou (1), Rosier (4), Tesorière, Arnaud (2). Entraîneur : Laurent Puigsegur
2 x 2 minutes
Ce ne sont pas cette qualification en coupe de France à Gien (N1) ou la baffe qu'a claquée Chambéry (33-20) au H lors de la reprise 2010 du championnat qui sont en mesure de rassurer Thierry Anti sur la compétitivité de son équipe en seconde partie d'exercice. De fait, la réception ce soir de Nîmes pour le compte de la quinzième journée de LNH aura tout d'une énième reprise quatorze jours après la randonnée en Savoie. « J'ai l'impression que ça fait deux mois qu'on n'a pas joué. Pour moi ce match de Nîmes c'est le début de la phase retour. Il y a toujours une part d'inconnu et je trouve que le temps a été bien trop long depuis deux mois » exprime le coach appuyé par Bruno Souza : « Maintenant viennent les équipes de même niveau que nous et j'espère que nous retrouverons notre jeu à partir de demain (ce soir ndlr) » escompte le Brésilien, conscient désormais qu'après Montpellier, Dunkerque et Chambéry, Nantes ne disposera plus du paravent hiérarchique pour se voir « excuser » les lacunes exposées au trio d'élite de la D1.
« On est revenu sur Terre »
Avec Nîmes, le HBC Nantes va retrouver sa catégorie n'en déplaise à ceux qui misent à court terme sur l'Europe à Beaulieu. « Trop de gens se sont emballés rappelle Thierry Anti. On est revenu sur terre et ça ne m'a pas plus étonné que ça. Ce que je veux c'est que l'équipe se remette sur le chemin dont elle s'est écartée », martèle désormais le technicien irrité par le va-et-vient du niveau de sa formation. Et cette trajectoire rectiligne avec laquelle le HBCN doit renouer, elle croise ce soir le parcours en pointillés de Nîmois au seuil de la zone de relégation. « On va avoir besoin d'un certain nombre de points confirme, lucidement, Laurent Puigsegur, il faut essayer de les glaner un peu partout et si on peut ne pas faire le voyage Nantes - Dunkerque à vide ce serait avec grand plaisir » anticipe le coach gardois en charge de deux déplacements consécutifs. « Nîmes joue déjà sa tête à chaque match rappelle Anti en soulignant la combativité exemplaire des Crocodiles dont il souhaiterait voir s'inspirer ses joueurs. Vu que Créteil a gagné, Nîmes n'est qu'à un point devant et que ce soit à Nantes ou ailleurs ils vont se bagarrer comme des morts de faim » prévoit-il. Les Nantais auront-ils le surplus d'appétit nécessaire pour sucrer aux Nîmois les deux points du dessert, c'est là tout l'enjeu de ce match.
OJL Terrien
Quel est votre sentiment après la victoire de la Tunisie sur l'Egypte (24-21) samedi en finale du championnat d'Afrique des nations ?
« C'est exceptionnel. C'est la première fois dans l'histoire du handball que la Tunisie bat l'Egypte chez elle. »
Quelle était l'ambiance ?
« Il nous a fallu toute notre expérience pour jouer ce match dans le grand palais des sports du Caire devant 33000 spectateurs... un record. »
Vous aviez quand même quelques supporters ?
« Oui, il y avait environ 800 Tunisiens et les Algériens étaient également avec nous, cela faisait 1300-1400 supporters du Maghreb. »
On a l'impression que la Tunisie a fait une bonne partie du chemin en écartant l'Algérie de la première place durant le tour principal ?
« C'est vrai que le fait d'être premier nous a permis de jouer contre le Congo alors que l'Egypte a dû affronter l'Algérie dans un match que les arbitres ont fait basculer sur la fin en faveur de l'Égypte. C'était monstrueux. »
Et la Tunisie n'a pas eu ces problèmes que vous redoutiez contre les Pharaons à domicile ?
« Tout le monde a vu que l'arbitre a essayé de favoriser l'Égypte en nous sanctionnant par des 2 minutes. D'ailleurs on a pratiquement joué la moitié du match en infériorité numérique et même à 3 contre 6. Heureusement, on est resté très concentré, en oubliant les arbitres pour jouer au handball. »
À quoi s'est joué le titre ?
« On s'est montré très très solide en défense. Sur la fin, on a joué à quatre joueurs et on a marqué trois buts grâce à la volonté et la solidarité du groupe. »
J'ai lu que l'Égypte avait perdu de ses forces en demi-finale contre l'Algérie ?
« C'est vrai qu'il leur a fallu beaucoup de physique pour attaquer la défense avancée de l'Algérie mais on ne peut pas dire que la Tunisie a gagné parce que l'Égypte était fatiguée de sa demi-finale. Poste par poste, la Tunisie avait les meilleurs joueurs. »
Que vous a amené votre nouveau sélectionneur, l'ex coach de Nîmes, Alain Portes ?
« Il a beaucoup fait jouer de jeunes joueurs dont c'était la première échéance officielle car les anciens n'auraient pas pu tenir 60 minutes par match. Et on aurait dit que cela faisait dix ans qu'ils jouaient avec nous. »
On imagine que vous avez été fêté lors de votre retour en Tunisie ?
« Le ministre nous a attendus à 4 heures du matin à l'aéroport de Tunis, il nous a dit que le président avait vu le match et qu'il était très content. Il va d'ailleurs nous inviter au palais pour une réception. Et dans les rues il y avait beaucoup de monde, je n'avais jamais vu ça. »
Votre notoriété s'est accrue ?
« Par exemple en passant hier de Hammamet à Tunis au péage moi je voulais payer et le mec m'a ouvert l'autoroute : « Allez c'est bon Marouene tu passes ! » Maintenant, en Tunisie on est plus connu que les joueurs de football. »
Et ce titre vous ouvre les portes du Mondial 2011 en Suède ?
« On est souvent qualifié pour le championnat du monde mais ce n'est pas la même chose d'être premier ou deuxième du continent. Le premier est tête de série et cela peut nous permettre de tomber sur des nations moins forte au premier tour. La dernière fois, on était tombé sur la Croatie, la Pologne et l'Allemagne parce qu'on était que vice-champion d'Afrique... »
Fatigué mais content d'être de retour à Nantes ?
« Dans l'avion, on n'a pas dormi. Tout le monde chantait et dansait et tout à coup j'ai pensé au match de mercredi contre Nîmes. Je savais que si je restais 2-3 jours en Tunisie je ne ferais pas un grand match mercredi. Alors je suis resté dimanche, c'était fatigant, et j'ai changé mon billet d'avion pour revenir plus tôt et me préparer avec le groupe. »
Vous serez prêt pour affronter Nîmes demain ?
« Il ne s'agit de ne pas se blesser mais je crois que si tu enchaînes des matches de haut niveau comme contre l'Angola, l'Algérie et l'Égypte, après cela devient normal. Maintenant, il faut mettre la sélection de côté, penser au HBC Nantes et gagner car c'est un match décisif. »
Recueilli par OJL Terrien
Les yeux dans la lumière du Phare, le HBC Nantes s'est évertué à papillonner jeudi soir sur le parquet de Chambéry où la formation de Philippe Gardent lui a infligé une troisième défaite en tête à tête cette saison (deux en D1 et une en coupe de la Ligue). Ce 3-0 ne constitue pas en soi une infamie à l'épreuve du club savoyard, coutumier de la Ligue des champions. Ce qui est plus inquiétant en revanche c'est que les hommes de Thierry Anti affichent une régression sur cet adversaire de référence, à qui les Nantais avaient manqué de peu soutirer un point à Beaulieu en septembre dernier.
« C'est le plus mauvais match que Nantes a joué »
Pour leur entame de la phase retour en LNH les Nantais ont rendu une copie indigne de leur septième place dans la hiérarchie : « Les joueurs le savent, il y en a qui ne sont pas du tout au niveau auquel on les attend, tempête Thierry Anti. Dans la façon de faire, c'est le plus mauvais match que Nantes a joué depuis que je suis arrivé ici, même si c'est à Chambéry contre Chambéry » assure le coach qui comptait sur cette confrontation pour consolider le travail collectif effectué durant la trêve hivernale. « J'ai l'impression que lorsqu'on fait un pas en avant, on recule aussi vite qu'on a avancé. Il n'y a pas de stabilité dans les performances » constate l'entraîneur avec dépit.
« Le jeu on l'a... seulement ils ne l'appliquent pas »
Sans la moindre pression chez un vice-champion de France qui ne boxe pas dans la même catégorie qu'eux, les Nantais ont en fait raté l'opportunité de valider la voie à suivre pour progresser : « Le jeu on l'a, à condition que les joueurs veuillent jouer, seulement ils ne l'appliquent pas ou mal, ne comprend pas le coach. Si on n'arrive pas à se retrouver collectivement à des moments où certains joueurs ne sont pas en réussite, on prend l'eau et c'est ce qui s'est passé » fait amèrement le constat Thierry Anti. Après avoir assisté à deux sérieux passages à vide de sa formation, ponctués d'un 6-1 de la 13e à la 26e minute puis d'un 6-0 en seconde période, le technicien ne pouvait plus nourrir la moindre illusion quant à l'ampleur du revers pour des Nantais qui n'avaient inscrit que 8 buts en première mi-temps avec des immanquables permettant à Cyril Dumoulin, le gardien chambérien, de culminer à 51 % d'arrêts sur le match.
« Il y en a qui ne suivent pas »
« Mon problème c'est d'arriver à appliquer notre jeu et là, il y en a qui ne suivent pas. Et ça me déplaît parce que c'est moi qui suis chargé de faire jouer cette équipe » rappelle l'entraîneur qui dispose de treize jours pour rabâcher et rabâcher encore les notions qu'il veut voir s'appliquer à Nantes lors la 15e journée. Le H accueillera Nîmes et le 24 février il serait impensable d'afficher de telles lacunes.
OJL Terrien
« On a eu une fin d'année 2009 un peu compliquée avec beaucoup de défaites d'un but. Mais le groupe a repris de la confiance avec deux résultats positifs : un en coupe contre Lanester et le plus important en championnat contre Chambéry (37-27) » souligne le coach qui entend voir son équipe réitérer un handball axé sur la défense et une montée de balle rapide pour faire douter un HBCN que les Giennois ont souvent affronté par le passé. « On était en N1 avec les Nantais, ensuite ils nous avaient éliminés en coupe de France quand ils étaient en D2 et maintenant qu'ils sont en D1, on va voir si on a progressé un petit peu » sourit Mohamed Ahouari.
Souza prendra la mène
Côté nantais ça rigole moins, car Thierry Anti cherche depuis une semaine à suppléer Seufyann Sayad (voir ci-contre). « Bruno (Souza, ndlr) va jouer au poste, c'est sûr mais il me faut une autre solution car Paul (Mourioux, ndlr) est également blessé (épaule) » rappelle l'entraîneur nantais qui déplore en outre que Pijulet (touché aux genoux, il reprendra lundi) et Tuzolana (blessé au tibia mais finalement apte pour Gien) ne se soient pas entraînés normalement avec le groupe cette semaine.
Bref le H ne devra surtout pas baisser la garde dans le Centre s'il ne veut pas être couché sur la liste des victimes de la coupe. « Ça fait deux années de suite qu'on est éliminé d'entrée, l'année dernière par une N1 (les Girondins) et l'année d'avant par une N2 (Pau) regrette Erwan Labarre. On a un statut, on est en D1, on doit gagner » tranche le capitaine, conscient qu'un HBCN « tiède » pourrait endurer un temps de Gien.
OJL Terrien
Le groupe du H
Pagès, Larvet - Didier, Labarre, Vergely, Fabre, Hadjali, Sincère, Corbin, Haraket, Souza, Tuzolana, Stéphant, Karsenty.


La Cité scolaire de Saint-Nazaire (29 photos)
Dole, l'homme des triplés
« Vitrine d'un savoir-faire »
Épreuve mentale pour le HBCN
Le H avait à coeur de battre Nîmes
Le HBC Nantes se rassure
HBC Nantes as-tu les crocs ?
Maggaiez impérial face aux Pharaons
Le HBC Nantes dévisse en Savoie
Défense plein Phare pour le H
Pas sérieux s'abstenir
Le H mieux investi en défense
Dernier test avant la reprise
Maggaiez veut sa revanche
Portraits décalés dans la ville