L'actu du club
Les Nantais ont terminé hier le tournoi du Caraty à la sixième place, après une dernière défaite contre Nîmes.
Après quatre jours de compétition et un dernier match de classement hier matin, les joueurs de Thierry Anti, ont vraisemblablement bien répondu aux attentes du coach nantais lors de cette 11e édition du tournoi du Caraty de Brest.
Malgré une dernière défaite face à Nîmes (23-27) qui donne aux Ligériens la 6e place du tournoi, l’ensemble reste satisfaisant pour le staff du « H », comme le souligne le coach Thierry Anti. « On a joué notre quatrième match en quatre jours, qui plus est à 11 heures du matin. Du coup, le score me semble anecdotique » insistait l’entraîneur nantais. « Après un bon match la veille face à St Raphaël, et dans une rencontre sans véritable enjeu, le but était d’éviter les blessures. » Un excellent moyen pour faire tourner le groupe, mais sans délaisser ce dernier match. « Il fallait qu’on fasse une prestation sérieuse, et on l’a fait. Ça a été indécis la plupart du temps. Et même si à la fin de la deuxième période on prend un petit 2-0, alors qu’on avait la balle pour revenir à moins un, je pense que nous avons effectué un vrai match de préparation. »
Du bon travail, malgré une sixième place sur huit dans ce tournoi du Caraty. Les joueurs du H n’ont plus qu’à entrer dans la dernière ligne droite avant la reprise du championnat de France, et un premier déplacement à Saint-Cyr, en Touraine, chez un promu, dès le 10 septembre prochain. Un premier rendez-vous à ne pas manquer pour les handballeurs ligériens, pour une nouvelle saison placée sous le signe du H.
Battu par les Parisiens pour son premier match, Nantes doit rebondir dès ce soir en affrontant Cesson.
Il fallait bien que ça arrive un jour. Après six matches de préparation, et autant de victoires, le « H » a perdu sa première rencontre hier face au Paris Handball lors du Challenge Caraty de Brest.
Une première défaite marquée du sceau de la fatigue après cinq semaines de travail. « Ce n’était pas un problème de motivation, les organismes sont fatigués » se défend Patrice Lignière, chargé du recrutement du club ligérien.
À noter que Paul Mourioux souffre d’une entorse à la cheville.
Parquet glissant
La faute à une condensation trop importante dans la salle bretonne, le parquet était glissant et le match a duré presque deux heures. Les Nantais ont donc glissé - après avoir mené - au sens propre comme au figuré face à une équipe parisienne qui refait son coup de l’an dernier (victoire 30-28 contre Nantes lors du tournoi d’Alcobendas). « Pas mal de joueurs sont passés à travers. Excepté Pribak (la recrue serbe a inscrit 7 buts hier soir) et Bruno Pagès. »
« C’est peut-être un accident, poursuit le dirigeant. On le saura demain (ce soir) face à Cesson. On va jouer la 3e ou 4e place. On veut gagner le plus de matches possibles. »
HBC Nantes - Paris HB : 26-28 (Mi-temps : 15-11)
Environ 500 spectateurs
Arbitres : Loïc Weber Patrick Denis
Nantes : Sayad (5), Gharbi (1), Pribak (7), Skatar (1), Mourioux (2), Dole (1), Feliho (1), Rivera (4), Vergely (2), Vincent (1), Tuzolana (1)
Paris : Clémenta (1), Nivore (6), Nyokas (5), Claire (4), Petrenko (4), Ortega (3), Doros (2), N’Diaye (3)
Aujourd’hui 18 h 30 à Brest (salle Guéguéniat) : Nantes - Cesson ; demain 17 h à Brest : Saint-Raphaël - Nantes ; dimanche à Brest : matches de classement à partir de 9 h 30, finale à 16 h
Au tournoi de Brest, Nantes va se tester face à d’autres équipes de D1. Une aubaine à deux semaines de la reprise.
Dès aujourd’hui et jusqu’à la fin de semaine, le H participe au Challenge Christophe-Caraty de Brest. L’occasion pour les troupes de Thierry Anti de se jauger après cinq semaines de préparation. À quinze jours de la reprise du championnat, face à Saint-Cyr, le coach confirme : « Le tournoi va nous permettre d’encore mieux prendre le rythme de la compétition. »
Versés dans la poule 2 avec Cesson, Paris et Saint-Raphaël, tous pensionnaires de l’élite, ce sont trois gros matches, plus un de classement, qui attendent les Nantais. « Un peu beaucoup, souffle Thierry Anti, mais on va s’adapter, comme d’habitude. J’espère revenir de Brest sans blessure. Ce qui serait une performance par rapport à la charge de travail. »
Le HBCN attaque ce tournoi porté par l’élan d’une préparation sérieuse : « On est dans les temps. L’objectif, c’est de construire notre jeu, dans le secteur offensif et défensif. C’est un travail planifié, on avance par étapes, il faudra du temps. »
Des Nantais « sérieux et consciencieux »
Au regard de la mini-tournée espagnole - « enrichissante » - jouée la semaine dernière et soldée par trois victoires faciles, le H avance, prudemment certes, mais il avance. En Espagne justement, le bilan « montre que les joueurs sont bien dans leur mentalité, ils sont sérieux, consciencieux.
Les recrues correspondent bien au jeu et s’intègrent. Ils voient plus clairs. Ça répond présent et ça fait plaisir. Oui, on peut parler d’équipe. » À cette équipe de Nantes de relever ce nouveau challenge breton. « On ne choisit pas nos matches, on les joue pour les gagner » prévient l’entraîneur.
Challenge Christophe-Caraty
Aujourd’hui 18 h à Locmaria-Plouzané : Nantes - Paris HB ; demain 18 h 30 à Brest (salle Guéguéniat) : Nantes - Cesson ; samedi 17 h à Brest : Saint-Raphaël - Nantes ; dimanche à Brest : matches de classement à partir de 9 h 30, finale à 16 h
Plus d’info sur : www.challenge-christophe-caraty.fr
Le HBCN entame sa tournée espagnole en affrontant Barakaldo ce soir. Le premier match d’une série de trois.
Parti hier direction Bilbao, le HBC Nantes s’apprête à défier les clubs basques sur leur terre. Premier test ce soir face à Barkaldo, membre de la D2 espagnole.
Alors que les coéquipiers de Sayad sont dans leur quatrième semaine de préparation, l’équipe va profiter de sa visite chez les Ibères pour « créer des automatismes entre les joueurs », selon le président du « H », Gaël Pelletier. « Ce groupe, poursuit le dirigeant, va vivre ensemble afin de renforcer sa cohésion. » Pour le président nantais, il s’agira aussi pour tous, recrues, jeunes ou anciens, d’apprendre les valeurs du club : « Combativité, respect, solidarité. »
Un pays de handball
Dans l’optique de progresser, encore, le choix de l’Espagne s’est imposé : « C’est avec l’Allemagne le pays de handball le plus proche. L’avantage est de pouvoir se mesurer à plusieurs équipes de haut niveau dans un périmètre restreint. » Hormis Barkaldo, les Nantais affronteront demain Atasauna Pampluna avant de finir avec un pensionnaire de l’élite espagnole, l’Asobal League, la JD Arrate. Trois matches en trois jours, avant de revenir lundi matin, pour « se préparer à gérer les effors et voir comment réagissent les organismes. »
Dans le deuxième acte d’un cycle de trois ans qui doit l’amener à l’Europe, l’équipe de Thierry Anti a l’occasion de goûter aux joutes continentales. Quitte à en devenir accroc. On ne demande que ça.
Les matches
Une rencontre par jour
Ce soir 20 h à Bilbao : Barakaldo - Nantes
Demain 19 h 45 à Pampelune : Atasauna Pampluna - Nantes
Samedi 19 h 30 à Eibar : Arrate - Nantes
Pour leur deuxième match de préparation, le premier à Mangin, Nantes et ses recrues l’ont emporté. Avec sérieux.
C’est le genre de match qu’il fallait faire dans notre cycle de travail. » Thierry Anti s’est montré satisfait après la démonstration de ces joueurs face à Saintes, équipe de D2. Au final, plus de 20 buts d’écart entre Ligériens et Charentais et surtout des bons points : « L’équipe m’a paru sérieuse. Tous les joueurs ont été dans l’esprit et ont su amener le danger. »
Alors que Nantes termine le cycle physique de sa préparation, les joueurs ont affiché une belle complicité. Hier, les recrues ont marqué pas moins de 29 des 42 buts du « H », l’espagnol Valero Rivera en totalisant onze à lui seul.
Ce vendredi, Nantes enchaîne contre Saint-Cyr, qui sera son premier adversaire en championnat le 10 septembre prochain. Là encore, le coach nantais attend « de l’investissement défensif, du sérieux et la volonté de jouer, et de gagner. »
Aujourd’hui 19 h : Saint-Cyr - Nantes HBC
Nantes - US Saintes : 42-21
HBCN : Maggaiez 11 arrêts, Pagès 11, Rivera 11 buts, Skatar 8, Dole 5, Gharbi 5, Vergely 4, Pribak 4, Tuzolana 2, Morioux 1, Vincent 1, Sayad 1
Treize joueurs sont à l'entraînement ce matin dont six nouveaux, cette saison le H a véritablement le cachet Thierry Anti ?
Thierry Anti : « Si on voulait monter plus haut dans la hiérarchie nationale, il fallait changer l'équipe avec des joueurs de meilleure qualité, plus ambitieux et plus jeunes. Ce n'est pas faire offense à ceux qui étaient là avant. C'était un passage obligé, c'est comme tourner une page et on repart sur autre chose. »
C'est quoi cette autre chose ?
« On va jouer sur des fondamentaux au départ. Sûrement changer le système défensif ou l'orienter d'une autre façon pour laisser plus d'initiatives individuelles aux joueurs. »
C'est ça le style Anti ?
« Moi mon style c'est un jeu collectif. Je m'en fiche que ce soit l'ailier droit, le gauche ou le pivot qui marque. Ce que je veux c'est que le ballon circule. Les joueurs qui dribblent trop ou portent trop la balle... ou alors qu'il faut que ce soit un joueur exceptionnel comme Karabatic. »
C'est la défense qui constitue l'un des chantiers les plus importants, un secteur dans lequel le H a égaré ses valeurs la saison dernière ?
« Je veux utiliser le jeu rapide. Ça veut dire qu'on arrive à gagner les ballons en défense pour marquer des buts en contre-attaque. La seconde chose c'est que beaucoup de joueurs vont arriver avec le désir de bien faire en essayant de montrer ce dont ils sont capables mais il ne faut pas que ça nuise à la construction de notre jeu collectif. »
Un équilibre difficile à tenir surtout avec des éléments qui pour la plupart se découvrent ?
« En attaques placées je vais insister sur des enclenchements simples et sur la continuité du jeu pour qu'il n'y ait pas de joueurs qui enterrent le ballon. Il faut arriver à leur laisser la liberté d'initiative en attaque mais pas au détriment de la continuité du jeu. Ce sont les deux gros chantiers. Mais ce jeu à construire c'est cela qui est aussi très exaltant. »
Dans quelle optique les nouveaux ont-ils été recrutés ?
« Ils ont été choisis pour leur capacité à défendre, ils sont plus jeunes et peuvent jouer en attaque comme en défense. Et ils peuvent évoluer à 2 voire 3 postes et comme on a réduit l'effectif pro, cette polyvalence peut offrir beaucoup de solutions au coach notamment pour pallier les blessures. Ce sont des joueurs plus modernes quoi. »
Recueilli par OJL Terrien
Cet été, le HBC Nantes voulait rajeunir son effectif. L'arrivée de Mahmoud Gharbi va au contraire accroître légèrement la moyenne d'âge du vestiaire. Gaël Pelletier, le président du H, balaie la remarque :
« Il a tout de même encore de bonnes années devant lui ! » Et surtout derrière, à en juger son CV, plutôt séduisant. Du haut de ses 28 ans depuis le 11 février, Gharbi s'apprête en effet à disputer en Suède l'an prochain son quatrième Mondial sous les couleurs de la Tunisie, avec qui il a, entre autres, raflé en début d'année la Coupe d'Afrique des Nations.
« On recherchait un homme de devoir, pour faire appliquer les consignes notamment en défense. Comme c'est aussi un bon attaquant, c'est donc un joueur complet », se félicite encore le patron du H,
« content d'avoir emporté (l')
adhésion » du Tunisien alors que l'ensemble des clubs de l'Hexagone, hormis Montpellier, s'intéressait à lui. En tout cas c'est désormais une certitude, cette sixième recrue est aussi la dernière. Même en cas de belles opportunités ?
« Il n'y a plus de beaux coups, on les a tous faits ! », s'amuse Pelletier.
Blessé au couteau en 2009
Découvert au challenge Marrane en janvier, Mahmoud Gharbi traverse ainsi la Méditerranée pour la première fois de sa carrière après avoir gagné le championnat avec l'Espérance sportive de Tunis où il évoluait depuis ses 19 ans. « C'était le bon moment pour venir en Europe, pense Gharbi. J'ai de l'expérience et je vais donner le maximum. Je veux réussir ! »
Pourquoi la cité des ducs ? « J'ai discuté avec Marouène (Maggaiez) qui m'a dit que l'équipe et le staff étaient bons. Alain Porte (sélectionneur tunisien) m'a aussi parlé de l'entraîneur de Nantes comme quelqu'un de très professionnel. J'ai décidé que je serai plus à l'aise ici »... Et peut-être, également, plus en sécurité, Gharbi ayant été mis un mois au repos entre février et mars 2009 suite à une opération à la cuisse consécutive à une agression au couteau survenue en pleine rue en Tunisie.
Le temps des présentations et le pivot (1,92 m pour 85 kg) est rentré hier soir à Tunis où il se préparait à devenir, au cas où, professeur de sport. Il reviendra le 21 juillet à Nantes, cinq jours avant la reprise officielle.
Charles Guyard
Un jeune handballeur du centre de formation du HBC Nantes à côté d'un avion monomoteur ; l'image à de quoi surprendre. Pourtant, rien de plus naturel pour Antoine Larvet.
« L'aéronautique, c'est une passion depuis tout petit. Dans les airs, tout est plus calme, plus beau. C'est une véritable impression de liberté. » Cette passion, il l'a débuté chez lui, tout seul, devant son écran d'ordinateur. En novembre 2007, il est passé du virtuel au réel en poussant les portes d'un aérodrome. Dès lors les heures de vols se sont enchaînées jusqu'à sa licence de pilote obtenue il y a deux ans.
La pratique du pilotage requiert du temps et le jeune homme de 20 ans n'en a pas beaucoup pour lui. Entre les cours de sciences appliquées à la fac de Nantes, les entraînements avec le « H » et les cours de pilotage, Antoine doit parfois faire des choix. « Aujourd'hui, le handball passe avant le reste » témoigne le jeune gardien. « Je loupe des cours pour faire des entraînements et le pilotage passe après. » Cette année, Antoine a effectué quelques matches avec l'équipe fanion.
L'année prochaine il espère convaincre les dirigeants de lui faire encore plus confiance.Son prochain défi en tant que pilote : le Top Fly'In Tour organisé par la FFA. L'épreuve se déroule depuis hier et jusqu'à dimanche à Niort. Elle réunit 30 équipages de 1, 2 ou 3 personnes pour une série de vols aller-retour à partir de la capitale des Deux-Sèvres. « J'ai cette idée qui trotte dans ma tête depuis quelque temps. J'ai envie de découvrir l'ambiance d'un tour aérien, visiter des lieux différents et rencontrer plein de gens passionnés. »
Antoine Larvet s'est donné les moyens de ses ambitions. « L'argent que je gagne grâce au hand m'aide à payer les cours de pilotage. Et pour l'épreuve, j'ai démarché plus de 200 entreprises pour me sponsoriser. Six m'ont répondu favorablement » explique Antoine.En septembre, Antoine commence des cours de théorie aéronautique poussée par correspondance. De quoi se réserver du temps pour le HBC Nantes et poursuivre sa formation physique et technique. Le jeune pilote prend de la hauteur. Il n'est pas prêt d'atterrir.
Thomas Jarrion
Dernière recrue annoncée, l'international serbe, âgé de 26 ans, est attendu comme le leader du HBCN version 2010-2011 qui a été construit autour de son profil. Suivi depuis un an par Thierry Anti et à Nantes pour remplacer Bruno Souza, Nemanja Pribak « a une force de percussion, l'envie de marquer et c'est une qualité. Demi-centre capable de jouer arrière, il a un très bon profil. J'ai eu également de bons échos sur l'homme ».
À Nantes pour passer la traditionnelle visite médicale, trois jours après sa qualification pour le mondial suédois en République Tchèque, Pribak explique son choix nantais dans un projet de carrière. « Je viens ici pour plusieurs raisons. J'avance pas à pas dans ma carrière et ma vie pour m'améliorer. Je voulais évoluer un niveau au-dessus du championnat serbe et la France a une bonne ligue. Nantes est le meilleur choix, a un projet concret et j'ai entendu de bonnes choses sur le coach et le club. »
Et quand on évoque le problème de la langue, le Serbe ne parlant ni anglais ni français, coach et joueur réagissent à l'unisson. « Il n'y aura aucun problème dans le jeu, ça va aller très vite tout comme au niveau de l'acclimatation avec Michele Skatar comme traducteur ».
A Nantes pour passer des tests médicaux, l'Italo-Croate a été présenté à la presse. Le jeune joueur évoluant à Mulhouse (D2) la saison passée où il a fini meilleur buteur de champ, débarque dans la cité des ducs pour deux saisons avec de l'ambition et inscrit son arrivée dans la cohérence.
« Mon objectif était de jouer en première division. J'avais d'autres propositions de Dunkerque et Tremblay mais Nantes est une équipe sérieuse. Le coach m'a appelé pour m'expliquer l'enjeu sportif et m'a dit que je serai le premier arrière droit. C'est ça le plus important, jouer et la confiance ». International Italien aux 70 sélections, fraîchement éliminé des qualifications européennes malgré 23 buts en 3 matches, à l'ambition toute simple en voulant « faire mieux tout au long de la saison », s'inscrit parfaitement dans le projet de Thierry Anti. Pour le technicien nantais, « il a une formation et une culture plus croate qu'italienne, il est baigné dans le haut niveau. Il a beaucoup voyagé (Croatie, Italie et Allemagne) alors qu'il est très jeune et a donc un vécu international. Il colle bien avec ce que l'on veut faire et est exactement le joueur dont on a besoin. Michele est jeune, motivé, c'est un joueur complet qui aime bien prendre les tirs, capable de déborder mais qui défend également. Un joueur moderne avec une marge de progression. »
L'équipe nantaise qui est dorénavant complète pour la saison prochaine, comportera seulement quatorze joueurs, avec un fort accent international avec six nationalités, et sera ouverte aux joueurs du centre de formation en complément du groupe professionnel.
Les dernières saisons du H s'étaient achevées par des instants forts comme seule la compétition peut en réserver. Hier, c'est par une standing ovation à destination de Pierre Fabre, Thibault Karsenty, Julien Stéphant, Bruno Souza, Hatem Haraket, Mickaël Sincère, Hamed Hadjali, Florent Corbin et Didier que la soirée a commencé sur une note d'émotion. Ces neuf-là ne seront plus Nantais à l'aube de l'exercice 2010-2011 mais ils méritaient bien que leur investissement au club soit salué comme il était bien senti de confier le brassard de capitaine à Pierre Fabre, une distinction qui l'honorait-il y a deux ans à peine lorsque le HBCN se donnait l'opportunité de se hisser en LNH.
Ce dernier match de la saison allait toutefois laisser comme un goût amer au sein d'une équipe nantaise bousculée par 12 Istréens loin d'avoir effectué le déplacement pour goûter à la villégiature en Loire-Atlantique. « On est toujours 7 contre 7 sur le terrain » soulignait Christophe Mazel dont les joueurs semblaient pourtant plus nombreux que les Nantais sur le parquet.
Une révolte qui s'est exprimée par un minot
Menés de bout en bout (à l'exception de 5 égalisations), les joueurs de Thierry Anti auront une nouvelle fois montré leurs limites dans un contexte où le nombre de blessés (6) se sera révélé rédhibitoire pour espérer contrarier l'équipe des Bouches du Rhône. Le coach du H n'en aura pas moins nourri une grande déception hier après cette 8e défaite en 9 matches : « Vous comprenez maintenant pourquoi je souhaite que les joueurs changent dans cette équipe » lançait-il après la déroute d'une défense dont la timide révolte se sera exprimée par un « minot » du centre de formation : O'Brian Nyateu (7 buts au compteur hier).
L'avenir du H est en marche, ainsi s'est tournée une nouvelle page à Mangin.
OJL Terrien
HBC Nantes - Istres
25-31
Mi-temps : 14-16. Arbitres : MM. Charpentier et Duclos. 2 580 spectateurs
HBC NANTES : Maggaiez (9 arrêts sur 30 tirs), Pagès (5 arrêts sur 15 tirs), Roche, Hadjali 7/9 (dont 4/4 sp), Mourioux 2/4, Labarre, De la Bretèche, Dole 4/4, Haraket 2/8, Vergely 0/2, Karsenty 2/6, Fabre 1/1, Rossignol 0/1, Nyateu 7/11. Coach Thierry Anti. 5 x 2'. Un joueur éliminé : Fabre (52e).
ISTRES : Gérard (7 arrêts sur 19 tirs), Lorenzelli (7 arrêts sur 20 tirs), Derbier 6/12, Cismondo 5/8, Keller 4/4, Lis 2/2, Tourraton 1/1, Gomis 0/2, Fleurival 1/1, Alouini 1/5, Di Salvo 8/12, Boultif 3/6. 5 x 2'.
Comme pour la moitié des équipes du championnat, c'est un match sans enjeu qui se profile pour Nantes, le seul mettant aux prises une paire de clubs qui ne risquent ni de descendre, ni de briguer une coupe d'Europe. L'unique ambition du H reposera donc ce soir sur ses prétentions à conserver une 8e place que pourrait lui souffler Nîmes in extremis. Mais les Gardois seront opposés, en Ille-et-Vilaine, à une équipe de Cesson-Sévigné pour laquelle un match nul suffirait à faire son bonheur en lui permettant de se maintenir dans l'élite. « Une 8e place ce serait pour nous synonyme d'une bonne 2e saison en LNH, martèle Thierry Anti. Cela signifie qu'on s'est bien stabilisé en atteignant les objectifs qu'on avait fixés », rappelle le coach. Alors dévisser au dernier moment de cette marche laisserait sans doute les Nantais un peu amers. « Pour nous il n'est pas question que ce soit juste un dernier match de championnat confirme Anti. Il faut le jouer de très belle façon pour garder la 8e place et remercier le public pour sa fidélité. C'est aussi la dernière apparition pour plusieurs joueurs et on ne se fera plaisir qu'en faisant un bon match et en le gagnant », souligne l'entraîneur.
« Je me mets à leur place, c'est un peu particulier »
De fait, Haraket, guéri à temps d'une blessure à la cuisse, fera ses adieux aux spectateurs de Beaulieu, de même que Karsenty et Fabre. Idem pour Souza, Stéphant, Corbin et Didier qui eux sont blessés ou n'entrent pas dans les choix du coach. « C'est la fin d'un cycle, explique Frédéric Dole. Beaucoup de joueurs ont joué la montée de D2 à LNH et là ils sont amenés partir. La plupart sont contents d'avoir vécu ce qu'ils ont vécu mais on en reparlera plus après. Je pense que quand ils vont entrer sur le terrain... je me mets à leur place, c'est un peu particulier. En tous cas il y a une volonté commune de bien finir » assure le capitaine.
OJL Terrien
Comment va votre épaule ?
« Après les deux matches contre Créteil et Cesson j'avais très mal au repos. C'est une inflammation qui devrait se régler avec six semaines de repos. En jouant contre Istres, il pourrait y avoir un risque de blessure plus grave et d'opération. Avec les entraîneurs, on a donc décidé que c'était mieux de ne pas jouer. »
Quelle image garderez-vous de Nantes ?
« C'était vraiment sympa même si, en arrivant en janvier (2009, N.D.L.R), je me suis aperçu que la situation était plus problématique que je ne le pensais. Mais on a réussi un travail de rigueur et de concentration avec tous les joueurs autour d'un objectif presque impossible : le maintien.
« Sur le plan de la responsabilité, c'était comme un retour à Göppingen, ma première équipe européenne en Allemagne où on attendait beaucoup de moi dans un club qui a envie de grandir. »
Que restera votre meilleur souvenir ici ?
« Le match contre Paris. C'était la semaine où ma mère est décédée. Le club m'avait autorisé à partir au Brésil mais j'ai dit : « Non, je reste ». Une décision difficile à prendre. Là j'ai eu l'impression que l'équipe était solidaire derrière moi. Qu'elle me disait : « Tu restes, on va faire le match et on va le gagner ». C'était très beau. J'ai compris que mon attachement au club était incroyable. »
Il y a de la déception à partir du HBC Nantes ?
« Je n'étais pas d'accord pour rester deux ans de plus en Europe dans les conditions qui m'étaient proposées. Ce n'était pas seulement une question d'argent mais il y avait aussi le contexte familial. J'ai dit clairement que j'avais une proposition du président Carlos Arthur Nuzman pour travailler avec le comité olympique du Brésil pour les JO 2016 et ils ont respecté ma décision.
« J'ai eu des propositions d'autres clubs français qui vont jouer au niveau européen, c'est très valorisant, une reconnaissance du travail réalisé. Mais dans ma tête j'étais déjà parti. »
Vous rejouerez au Brésil ?
« En principe non. J'ai beaucoup de projets notamment avec une association française qui s'appelle Collect-if dont le parrain est Marcel Desailly. Je vais lancer un projet social autour du handball à Rio en janvier 2011. »
Et quel sera votre rôle au comité olympique ?
« Voyager au Brésil, organiser des stages de hand, faire venir des entraîneurs et des joueurs d'Europe. J'en ai parlé avec Daniel (Narcisse, N.D.L.R) et Nikola (Karabatic), ils n'ont pas beaucoup de temps mais tout le monde a envie de partir même une semaine au Brésil. Il faut que le handball se développe au Brésil jusqu'en 2016 et nous devons profiter des jeux pour que ce sport s'y implante durablement.
Et franchement participer à des commissions avec Gustavo Kuerten et Oscar Schmidt qui ont été au top-niveau mondial pour le tennis et le basket-ball, c'est un vrai plaisir. »
Vous garderez néanmoins des contacts avec Nantes ?
« Oui bien sûr, j'ai beaucoup de joueurs qui sont des amis, en dehors du hand aussi.
Et puis mon fils est né à Nantes, j'aurai besoin de revenir. »
Recueilli par OJL Terrien
À
Dunkerque, j'ai sans doute aligné la plus faible équipe de l'année. » Thierry Anti n'est pas né de la dernière pluie. Il savait que sauf miracle, avec une équipe bricolée de toute part il aurait fallu
« jouer super bien du début à la fin » pour l'emporter. En somme, cela tenait du miracle. Jamais les Nantais n'ont semblé en mesure de le réaliser.
Il est vrai qu'avec une équipe qui ne disposait d'aucun arrière valide et qui avait dû largement puiser dans ses réserves, la mission de difficile à l'entame s'est tout de suite révélée impossible. « On a fait une mauvaise entame et l'écart a tout de suite été délicat à gérer. Ensuite, sur la partie, il y a trop peu d'arrêt de gardien et pas assez de solution en pivot. C'est un problème qui commence à durer et qu'on arrive pas a régler », constate le coach.
Jugez plutôt. À un moment, sur le parquet dunkerquois, le « H » avait plus - et sans faire injure aux concernés « qui ont fait ce qu'ils ont pu » - des allures de formation de Nationale 2 que de D1. Sans compter que, blessés oblige plusieurs joueurs ont évolué à des postes inhabituels pour eux. Tel Andy Pijulet, plus habitué aux combats de la zone des 9 mètres qu'à ceux du poste d'arrière gauche.
Dans ces conditions « très difficiles », le H n'a pourtant pas sombré. Il a même tenu tête au 5e de LNH. Et même si les paris forcés de Thierry Anti n'ont franchement pas été une réussite de l'aveu même du coach jamais, bien que dominé le H n'a jamais renoncé. « Dunkerque ne nous a pas impressionnés », clame t-il d'ailleurs. À l'extérieur, contre une équipe de haut de tableau de D1, cette défaite passe même pour le technicien nantais comme « une bonne performance » avec un score final (30-27) « pas si mauvais que ça ». Un petit miracle tout de même...
Sébastien Soulard
Entre Dunkerque, à créditer d'une seule victoire en neuf matches, et Nantes, un succès également... mais en sept journées, le pronostiqueur a de quoi sombrer dans le scepticisme. Tout juste peut-on avancer à Thierry Anti qu'entre la motivation inhérente à une qualification en coupe d'Europe qui doit logiquement animer Dunkerque, et le seul intérêt pour le H de conserver sa 8
e place, il n'y a pas photo. Pourtant, comme les Nantais, les Nordistes ont à gérer une avalanche de blessures qui tend à rééquilibrer les forces en présence.
« On a pu remarquer que Dunkerque est assez friable ces derniers temps, réajuste néanmoins Thierry Anti.
Ils sont dans une spirale très, très négative. Ils jouent un gros coup pour la coupe d'Europe mais cela peut aussi les crisper ». Le technicien nantais espère également que son équipe remaniée, de nouveau, compte tenu des absences supplémentaires de Sayad (fracture du nez) et Didier (à l'essai à Porto), se présentera dans le Nord le mors aux dents.
« Ça va permettre de jouer différemment »
« Si on garde cette envie, cette volonté qu'il y avait contre Montpellier, on peut peut-être embrouiller Dunkerque » estime l'entraîneur qui va remplacer Sayad par Mourioux au poste de demi-centre avec Karsenty en relais.
« On a retrouvé le goût de la victoire avec Cesson et on a envie d'aller faire quelque chose à Dunkerque, confirme d'ailleurs Mourioux.
Et avec les nouveaux joueurs qui vont entrer ça va permettre de jouer différemment. »
Car outre Mathieu de la Bretèche, ailier du centre de formation déjà double buteur contre Montpellier mercredi, c'est la « classe biberon » du H qui s'étaye dans le groupe de D1 où vont ainsi apparaître Martial Rossignol (demi-centre ailier) et Valentin Giraud (arrière polyvalent).
Fraîcheur et combativité, ce peut-être le cocktail gagnant ce soir au stade de Flandres.
OJL Terrien