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Daniel Cohn-Bendit : « La diversité de la société doit se retrouver dans la manière de gouverner ». Photo AFP
Daniel Cohn-Bendit jauge les chances d'Europe Écologie et pose les conditions d'un accord au second tour.
Europe Écologie espère devancer le PS dans certaines régions. Quel pronostic pour les Pays de la Loire ?
« Certains ont effectivement annoncé que nous pourrions être devant les socialistes ici ou là. Je suis beaucoup plus prudent. Notre objectif est de nous incruster définitivement comme deuxième force de gauche et troisième force politique du pays. Dans les Pays de la Loire, nous espérons faire un très bon score mais je ne crois pas que l'on dépasse le PS ».
Et ce score ce serait quoi ?
« Entre 15 et 17 %, ce serait très bon pour nous ».
Quels seront vos points d'intransigeance avec le PS pour le second tour ?
« Il ne peut y avoir accord que s'il y a respect mutuel. Il faut en finir avec l'hégémonie d'une seule force. C'est sur la base de cette reconnaissance que se fera l'accord. Ensuite le PS sait que sans transformation écologique visible dans le programme de gouvernance, dans tous les domaines d'activités, la fusion ne pourra pas s'opérer ».
Il y a pourtant un point de divergence majeure : Notre-Dame-des-Landes...
« Nous sommes contre. Cet aéroport est une absurdité. Je ne suis pas le porte-parole d'Europe Écologie dans la région mais je lance une idée : si nous n'arrivons pas à persuader nos partenaires, alors redonnons la parole aux populations. Organisons un référendum régional sur le sujet. »
François Fillon monte dans les sondages, Nicolas Sarkozy et l'UMP sont à la peine. Comment l'expliquer ?
« François Fillon récupère les déçus du sakorzysme. Mais il est aussi potentiellement minoritaire que Nicolas Sarkozy, à un degré un peu moindre c'est tout. Au royaume des aveugles les borgnes sont rois ».
Quelle est votre position par rapport au MoDem ?
« Des militants sont en déshérence. Avec eux aussi nous devons discuter sur le contenu d'un rapprochement. Corinne Lepage l'a fait en Alsace. Je suis pour l'unité dans la diversité. C'est cela la politique du partenariat à laquelle nous aspirons. La diversité de la société doit se retrouver dans la manière de gouverner ».
Jean-Philippe Lucas
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