Quand avez-vous su que vous alliez jouer ?
Aristote Lusinga : « La veille du match. Je me suis alors dit : « C'est une petite récompense du travail que j'ai fourni. » Car j'avais envie. Je pense que le coach l'a vu. »
Olivier Bonnes : « Jeudi, juste avant l'entraînement. C'était un petit peu de bon stress. J'étais surtout content. »
Après coup, comment jugez-vous votre prestation ?
A.L. : « Ç'a été. Même si j'ai fait des petites relances pas très précises. Pour le reste, je me suis bien senti. »
O.B. : « Dans l'ensemble, c'était intéressant. Maintenant, on est marqué par la défaite. »
Que devez-vous améliorer ?
A.L. : « Mes relances. Tout comme je dois voir plus vite quand j'ai le ballon. Pour enchaîner rapidement. »
O.B. : « Pas mal de domaines. Je dois travailler ma puissance et mon jeu aérien. »
Avez-vous été surpris par quelque chose ?
A.L. : « Non, pas spécialement. On n'a pas réussi à se créer des occasions nettes. On s'est aussi pris deux buts. Je ne suis pas non plus exempt de tout reproche. Sur le premier, j'aurais pu mettre le ballon en corner. »
O.B. : « Non, rien de particulier. Les anciens nous ont bien encadrés. Ils nous parlent, nous font du bien. On n'a pas vraiment de difficultés à s'adapter. »
Qu'avez-vous fait de votre maillot ?
A.L. : « Je l'ai donné à mon père. Je ne sais pas encore ce qu'il va en faire. »
O.B. : « Ah, je l'ai donné à mon père ! J'espère qu'il va l'encadrer (sourire). »
Avez-vous reçu davantage de messages qu'à l'accoutumée ?
A.L. : « Un peu plus, en effet. Pour me féliciter malgré la défaite. »
O.B. : « Oui, un petit peu. C'était surtout des messages d'encouragement. Le coup de fil de ma mère avant-match m'a fait plaisir. Ce qu'elle m'a dit ? Qu'elle était fière de moi et qu'elle était avec moi. »
Êtes-vous prêt à rejouer après-demain face à Vannes ?
A.L. : « Ouais. Ah, j'ai envie (sourire) ! Franchement, j'aimerais bien être titulaire pour la première fois à la Beaujoire. Y'aurait du monde à me voir. »
O.B. : « Bien sûr, c'est normal. Symboliquement, moi qui ai été formé au FC Nantes, ce serait vraiment bien d'évoluer à la Beaujoire. »
Rappelez-nous brièvement votre parcours ?
A.L. : « De 5 à 9 ans, j'ai joué aux Dervallières. En première année de poussins, je faisais déjà des tournois avec Nantes. L'année suivante, ils m'ont recruté. Depuis, je suis toujours là. »
O.B. : « J'ai joué à Narbonne jusqu'à 12-13 ans. Ensuite, je suis allé au centre de préformation de Castelmaurou, près de Toulouse.
Et je suis entré au FCN à 15 ans, repéré par Vincent Bracigliano et Christian Authier. »
Formé à la Jonelière, est-ce une fierté d'être arrivé en équipe fanion ?
A.L. : « Effectivement. J'ai toujours voulu ça. Je me suis toujours dit : « Faut que je joue en pro à Nantes. » Maintenant, j'espère que ça va durer le plus longtemps possible. »
O.B. : « Bien sûr. C'était un objectif. Car on ne fait pas du foot pour rien. On est donc content quand ça arrive. Maintenant, on a perdu... »
Enfin, qui êtes-vous en dehors du football ?
A.L. : « J'aime bien sortir avec les potes, aller au cinéma, jouer au foot en salle, partir en vacances (rires)... »
O.B. : « Je suis quelqu'un de simple. Je ne me prends pas la tête. Je suis assez tranquille. Ma devise : « Travailler... et espérer être avec l'équipe. »
Propos recueillis par Jean-Yves Queignec
L'avis de Jean-Marc Furlan : « Le fait que Papa Malick Ba n'était pas à 100 %, Olivier s'est retrouvé seul à la récupération. Il a dû assumer beaucoup de choses. Mais, d'une manière générale, c'était encourageant. Concernant Aristote, comme Karim (El Mourabet), il a dû supporter une lourde charge. Il s'en est pas trop mal sorti malgré quelques petits défauts de concentration. »