« Hellfest pourrait rester »
mardi 24 novembre 2009
- Vignoble
Hellfest productions espère être en mesure de présenter le nouveau site du festival en juin, lors de la prochaine édition. Archives Arnaud Jaffré
Le groupe Kiss à l'affiche en 2010, le déménagement du festival... Ben Barbaud fait le point sur le futur proche du Hellfest.
Le Hellfest 2010 tient sa première tête d'affiche : Kiss. Impressions ?
« Recevoir un groupe mythique comme Kiss est une énorme satisfaction. C'est un groupe fédérateur qui va permettre au Hellfest de s'ouvrir encore un peu plus au grand public. C'est aussi une locomotive médiatique. Pour les cinq ans du festival, c'est un beau cadeau d'anniversaire. »
Un cadeau qui a un prix...
« Évidemment. C'est surtout l'exclusivité qui coûte cher. D'autres grands festivals français étaient intéressés par la venue de Kiss. Nous, nous voulions absolument obtenir leur seule date en France. Il a fallu négocier, convaincre. Au final, je suis assez surpris par la rapidité des négociations. »
Qui s'élèvent au final à... ?
« Cela reste confidentiel. Le succès des dernières éditions donne au Hellfest les moyens de ses ambitions. Kiss est un groupe que l'on n'aurait pas pu « se payer « avant. Mais le festival a fait ses preuves. Les artistes connaissent sa qualité. En 2010, le budget total devrait monter à 3,5 millions d'euros. Il était de 3,2 millions l'an passé. »
À quels autres artistes d'envergure doit-on s'attendre pour les 18, 19 et 20 juin ?
« Il est encore trop tôt pour répondre. On a plusieurs pistes : des groupes aussi importants que Kiss mais pas plus. Ce n'est pas cette année que l'on verra Metallica ou AC/DC à Clisson. »
Combien de groupes seront sur l'affiche finale ?
« Environ 110, comme l'an passé. En terme d'organisation, on ne change pas de méthode ni de jauge (Ndlr : 16 000 festivaliers par jour) par rapport à 2009. Il reste des détails à corriger : éviter la queue à la vente des jetons, rectifier le tir au niveau des sanitaires... Pour le reste, pas de révolution, mise à part une scène principale plus grande. L'heure de passage des têtes d'affiche sera aussi adaptée. Jusqu'ici, elles clôturaient les soirées. En juin, elles joueront plus tôt, vers 23 h. »
Qu'en est-il du futur du Hellfest, obligé de déménager avec l'arrivée du lycée public ?
« Nous avons des pistes pour rester sur Clisson et ses alentours. C'est notre volonté première. Elle semble aujourd'hui partagée par les élus. Une première réunion a eu lieu avec le maire de Clisson (Jean-Pierre Coudrais) et le président de la communauté de communes (Jean-Yves Templier) : elle s'est très très bien passée. »
C'est-à-dire ?
« En terme de surface, nous avons la place pour rester vers le Val de Moine. Il faudrait placer les scènes au niveau du camping actuel, transférer les tentes dans les champs voisins, organiser les parkings vers la zone industrielle de Gétigné et mettre en place des navettes. Sur le papier, l'idée est jouable. Mais tout reste à faire : modifier le PLU, négocier avec les propriétaires des terrains agricoles en question, trouver des financements pour les acheter, viabiliser l'espace. Les collectivités devront s'investir. Et si, vraiment, rien n'est possible à Clisson, alors on cherchera ailleurs. Ce serait dommage : la proximité du centre-ville permet la communion entre le festival et les habitants. C'est ce qui donne tout son charme au Hellfest. »
Propos recueillis par Rémi Certain