« J'ai pris des risques »
mercredi 09 décembre 2009
- Sports
Jean-Marc Furlan peut être satisfait : son coaching a payé, le « remplaçant » Darcheville ayant marqué le but de la victoire. Photo Ouest Médias
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C'est un Jean-Marc Furlan soulagé qui a fait le point quatre jours et... une victoire après son arrivée.
Soulagement
« Cette victoire fait du bien, je peux vous le dire. Si je suis venu à Nantes, c'est d'abord pour le FCN, ce qu'il représente. Car pour ce que j'avais vu sur le terrain, il y avait de quoi avoir peur. Ça, je l'ai dit aux joueurs. Je dois d'autant plus les féliciter : ils ont réalisé quelque chose que je n'imaginais pas possible compte tenu de l'état psychologique dans lequel je les ai trouvés. Croyez-moi, il y avait un déficit de confiance hallucinant. »
L'avant-match
« On a bien discuté pendant trois jours. Et puis on a fait de la théorie, à l'ancienne, avec du tableau noir, des exercices sur le terrain souvent arrêtés pour expliquer de façon très précise à chacun ce que j'attendais de lui. »
Le match
« Ce qui a fait la différence dans les vingt-cinq premières minutes, c'est la capacité des joueurs à étouffer l'adversaire sous le pressing défensif.
Ils ont bien su s'adapter à ce que je leur demandais, ont respecté les consignes... même si ça a été plus compliqué avec le jeu sans ballon. »
Système
« Je me suis aperçu que les joueurs ici n'avaient pas la dimension pour jouer avec deux milieux devant la défense. Il fallait donc trouver un système à trois, à quatre au milieu.
Un système, en entonnoir, le plus sûr, compte tenu de ce que j'avais vu avant et depuis mon arrivée. »
Sentinelle
« Sur le plan du jeu, Malik Ba a été le plus brillant. C'est celui qui a le plus récupéré de ballons et qui a le mieux compris le rôle de la sentinelle devant la défense. »
Remplaçant de luxe
« J'ai pris un maximum de risques, c'est vrai. Mais c'est mon métier. Darcheville était colère de débuter sur le banc, même s'il a finalement compris : il fallait envoyer « au tampon » deux autres attaquants pour fatiguer l'adversaire avant de le faire entrer en jeu. Ça s'est bien passé, tant mieux. »
Capitaine
« Dans la dynamique de groupe, quand il y a trente ou quarante joueurs, celui qui a le brassard a besoin d'être légitime. Trois ou quatre capitaines, et c'est la situation d'échec assurée. Alors que faire ? Donner le brassard à un attaquant ? Avec moi, ils tournent beaucoup. « Quand j'ai interrogé tout le monde, deux noms sont ressortis : De Freitas et Ba.
Certes, David (De Freitas) revient juste, mais il est depuis plusieurs saisons un joueur leader de Ligue 2. Et comme il a plus de deux ans de club, il a « gagné ». Un « bon choix » m'a dit Jean-Claude Darcheville. Malik (Ba) est vice-capitaine. »
Propos recueillis par Jérôme Le Garrec
La 18e journée
Vendredi 18 décembre,à 20 h : Ajaccio - FC Nantes ; Arles - Châteauroux ; Brest - Nîmes ; Sedan - Dijon ; Tours - Istres ; Vannes - Bastia ; à 20 h 30 : Angers - Metz ; Caen - Laval ; Clermont - Le Havre ; Strasbourg - Guingamp.