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Jean-Pierre Blain (APF) du collectif 44 Ni pauvre ni soumis. Photo J.-P. H.
« Deux ans après le lancement du mouvement Ni pauvre ni soumis en Loire-Atlantique, nous constatons que les personnes handicapées ou atteintes de maladie invalidante sont toujours, voire plus encore, dans l'extrême pauvreté. L'AAH (ndlr, allocation adulte handicapé), c'est 682 € par mois ; le seuil de pauvreté, 910 € ! »
Pour quelles exigences ?
« Que la loi soit respectée, c'est-à-dire que les entreprises de plus de 20 salariés emploient 6 % de handicapés... ou sous-traitent avec des associations d'insertion. Bien sûr il y a une contribution : 1 500 fois le Smic horaire par poste manquant, mais on vient de leur accorder un délai de six mois. On n'avance pas. »
Et ceux qui ne peuvent pas travailler ?
« Si une personne ne peut pas travailler à cause de son handicap physique, psychique, ou de sa maladie, nous voulons la création du revenu d'existence. »
Comment financer ?
« Il faut partager les richesses. C'est un choix politique. Il me semble que la santé d'une démocratie se mesure à la manière dont elle traite les exclus. »
En un mot, le pire danger ?
« Employabilité ! Un concept flou qui n'augure rien de bon. Si une personne handicapée est jugée employable, nous craignons qu'à terme l'AAH lui soit supprimée, et devienne RSA. Les handicapés veulent travailler mais leur taux de chômage atteint 19 %. »
Propos recueillis par J.-P. Hamida
Votation les 26 et 27 mars place du Change ou sur : nipauvrenisoumis.org
mercredi 08 février 2012
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mardi 07 février 2012
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lundi 06 février 2012
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