« Le FC Nantes, bonjour ! »
lundi 28 décembre 2009
- Nord Loire
Karine Botton (sur la photo) et Karine Fougère se partagent le standard. Photo Ch.G.
À la Jonelière, le téléphone continue de sonner pendant les vacances. Au bout du fil, Karine Botton.
Pour deux semaines, trêve hivernale oblige, les Canaris ont raccroché leurs crampons et, pour la plupart, sont partis au soleil. Karine Botton, elle, est toujours là, au centre sportif José Arribas, pour décrocher le téléphone. C'est son boulot et cela continue même pendant cette période de fêtes de fin d'année. Seuls les après-midis des 24 et 31 décembre sont congés. Derrière son vaste comptoir, dans le hall d'entrée du bâtiment administratif, c'est donc elle qui est chargée de « réceptionner les appels, de renseigner ». Mais pas seulement. Elle expédie aussi les invitations à la Beaujoire, affranchie les lettres à envoyer et reçoit les mails, les courriers et les colis adressés aux dirigeants ou aux joueurs. Ces derniers sont en général « gentils et polis », confie Karine. « Mais quand ils ne disent pas bonjour, je leur fais la remarque ! », ajoute-t-elle dans un sourire. Les paquets qui leur sont adressés ? « Ce sont leurs sponsors qui leur font parvenir des chaussures, des protège-tibias ou d'autres équipements. »
Avant les rencontres, les principaux coups de fil sont passés pour s'informer sur les horaires ou les tarifs. Quand le match a lieu à l'extérieur, les déplacements officiels de supporters s'organisent également ici. Il fut un temps, justement, où les inconditionnels manifestaient leur désapprobation les lendemains de défaite en composant le numéro du FCN. « On se faisait rouspéter, se souvient Karine. C'était avant 2001, les gens appelaient pour demander pourquoi l'entraîneur avait fait tel ou tel choix, avait mis untel à la place d'untel sur le terrain ! » Parfois, certains exigeaient même de parler directement au coach ! Aujourd'hui, cela ne se fait plus. « Il y en a toujours qui veulent discuter avec le président mais, dans ce cas, on leur demande de nous écrire et nous faisons suivre », précise la standardiste. Après les victoires, en revanche, les félicitations sont plus rares. « Cela a dû m'arriver une ou deux fois, pas plus », compte-t-elle. Là aussi, cela doit remonter à plusieurs mois. Voire plusieurs années.
Charles Guyard