« Nantes, c'est derrière moi »
mercredi 13 janvier 2010
- Sports
Eliminé hier soir de la coupe de la Ligue, Michel Der Zakarian espère désormais repartir de l'avant en championnat. Photo Ouest Médias
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Michel Der Zakarian a tiré un trait sur le club de son coeur. L'ex-entraîneur du FC Nantes, à Clermont depuis cette saison, espère secrètement vaincre, vendredi, les Canaris.
Comment analysez-vous votre parcours ?
« On a très mal démarré. On avait 3 points au bout de 6 journées. Ensuite, on a bien redressé la barre, en faisant deux bonnes séries (deux victoires suivies d'un nul, ndlr). Malheureusement, on a perdu trop de points à domicile. Globalement, on a manqué d'efficacité. »
À quoi attribuez-vous cette entame cauchemardesque ?
« À l'arbitre, déjà, contre Arles (1re journée)... Dans la foulée, à Nantes, on n'aurait jamais dû perdre. Mais c'est comme ça, c'est le football. En fait, on a été inconstant sur cette phase aller. Malgré ça, on a bien fini 2009 (un nul et deux succès). À nous de bien démarrer 2010. On a un mois de janvier important. Si on négocie les trois rendez-vous (Nantes, à Laval, Sedan), on pourra bien se caler dans la première partie. Et jouer plus sereinement. On sera, alors, je pense, beaucoup plus efficace. »
À titre personnel, n'avez-vous pas craint pour votre place ?
« Non, pas du tout ! J'ai une direction qui me fait confiance. Je m'entends très bien avec le directeur sportif. J'ai un staff qui bosse bien. Même chose pour l'équipe. À un moment, les joueurs ont été récompensés. Je n'ai jamais été inquiet car pas une équipe nous a malmenés sur l'aller. Au contraire, on a eu beaucoup plus de maîtrise collective. Seule l'efficacité nous a fait défaut. »
Si vous aviez été à Nantes, dans une telle position, vous auriez senti le vent du boulet...
« C'est différent... Il y a d'autres ambitions au FC Nantes. On y a fait du bon boulot. Malgré notre joli parcours, on a été décrié au sein du club. On ne nous a pas fait de cadeau. On peut dire ce qu'on veut, je suis quand même l'entraîneur qui a fait monter le FCN en L1. Malheureusement, on ne m'a pas laissé travailler derrière, c'est tout. »
Que vous inspire, justement, la saison nantaise ?
« Écoutez, ça ne m'inspire rien du tout. Je m'occupe plus de mon équipe. Elle me donne satisfaction. Nantes, c'est derrière moi. Ce qui s'y passe, ce n'est pas mon problème. »
Tout de même, un énième changement d'entraîneur a eu lieu...
« Je ne vais pas m'engager là-dessus. C'est leur décision à eux. Je ne suis pas à l'intérieur pour savoir ce qui se passe. Ce n'est pas mon problème. »
Vous étiez revenu à Nantes dès la 2e journée. Là, émotionnellement, ça va être moins fort...
« Ça n'a pas été difficile de revenir à la Beaujoire, ç'a été difficile d'y avoir perdu. C'est tout. On ne méritait pas de perdre. L'arbitre leur accorde un penalty imaginaire au bout de 30 secondes... Cela a faussé le match. Derrière, on leur avait fait des cadeaux. »
Comment appréhendez-vous ce retour ?
« Ce ne sera pas la même équipe qu'en août. Ce ne seront pas les mêmes joueurs. On verra vendredi. On va se préoccuper de notre jeu. Si on est performant, si on joue comme en fin d'année passée, je ne me fais pas de souci. »
Le fait d'avoir joué hier soir (défaite 1-0 à Sedan en Coupe de la Ligue, NDLR), c'est un désavantage ?
« On est programmé. On a bien travaillé foncièrement à la trêve pour pouvoir répéter les matches. Ça ne change pas grand-chose. On est prêts. »
Il se murmure que vous attendez les Canaris de pied ferme...
« Je n'attends rien du tout. J'attends que mon équipe soit performante et qu'on l'emporte. On joue à domicile, on doit s'imposer. À nous de faire le jeu et d'être très agressifs comme on a su le faire fin 2009. Si on gagne, on revient à un point de Nantes. À nous de faire le job... »
Recueilli par Jean-Yves Queignec