« Nantes, c'est l'idéal »
dimanche 30 août 2009
- Sports
Papa Malick Ba, actif milieu défensif en provenance de Bucarest, a découvert la Jonelière hier matin. Photo
Ouest-Médias
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Contacté par Debrecen, l'international sénégalais Papa Malick Ba (12 sélections) évoque son choix et son nouveau club.
Pourquoi Nantes ?
« C'est un bon challenge. En fait, je devais signer en Hongrie pour la Ligue des Champions. Mais, pour moi, l'objectif numéro un, c'était de « gagner » un club français, notamment au vu de ma situation familiale. Et puis, Nantes, c'est un club que tout le monde connaît, jouant les premiers rôles. On m'a offert un challenge, je vais essayer de le saisir en donnant le maximum. J'ai des amis ici. »
Comme qui ?
« J'ai joué avec Ténéma (N'Diaye) à Sfax. On a habité le même appartement durant trois ans. C'est un ami. Ça me fait très plaisir de le retrouver. Avec Sambou, on s'est croisé en sélection. Klasnic, j'ai dû l'affronter avec Bâle quand il était au Werder... »
Le contact avec Nantes remonte à plusieurs semaines ?
« C'est vrai. Ça s'est fait naturellement. Je suis très content d'être là. Hier (vendredi), j'étais à l'aéroport de Beauvais pour rallier la Hongrie. Je partais signer. Mon agent m'a alors appelé... L'expérience de la Roumanie ne m'a pas trop plu. Je ne me voyais pas laisser encore ma famille ici. »
Vous avez été séparé de votre famille toute la saison dernière...
« Tout à fait. Ma femme travaille actuellement à l'arsenal de Brest. Pour moi, Nantes, c'était l'idéal. Contrairement à la Suisse, en France, tu es vu. Ici, toutes les conditions sont réunies pour progresser. Je vais continuer à bosser. Le club veut monter, c'est bien. J'ai l'habitude d'évoluer dans des clubs de haut de tableau. »
Plus globalement, quel a été votre parcours ?
« J'ai effectué ma formation à Sfax. Comme entraîneurs, j'ai eu François Bracci, Manuel Amoros, Sylvester Takac... C'est le pays (la Tunisie) - j'y suis arrivé à 6 ans - qui m'a fait footballeur. Il m'a tout donné. Je luis dois beaucoup. Jeune, j'ai même eu une sélection sous Roger Lemerre. J'ai finalement opté pour le Sénégal. Ensuite, je suis passé par Bâle, où je me suis blessé au genou (rotule) pour être opéré le 2 août 2007 par le professeur Jaeger. »
Ensuite, donc, ce fut la Roumanie ?
« J'y suis arrivé en février dernier. Désormais, je veux de la sérénité (allusion à un parcours chaotique dicté par des agents peu scrupuleux, ndlr). J'espère que Nantes va me l'offrir. »
Physiquement, où en êtes-vous ?
« Après une année et demi de galères, j'espère regagner les terrains le plus tôt possible, revenir à mon niveau. J'ai l'habitude de faire des matches pleins. J'ai hâte de retrouver une compétition de bonne facture. »
Dans quel système vous sentez-vous le plus à l'aise ?
« C'est le coach qui décide, pas moi. Je m'adapte. Je suis au service du groupe. Si le coach a besoin de moi dans les buts, j'y vais. »
Enfin, avez-vous eu le temps d'évoquer le FCN avec Guirane N'Daw ?
« Je ne l'ai pas eu au téléphone. Mais, ce que je peux vous dire, c'est qu'il y a un an, en sélection, on avait évoqué le sujet. Je voulais déjà venir ici... »
Recueilli par Jean-Yves Queignec
L'avis de Gernot Rohr : « C'est un joueur d'expérience, intelligent, peut-être dans le profil de Makelele. Très motivé, il court beaucoup, presse, fait jouer, joue simple. Il a besoin de retrouver des automatismes. Les deux semaines de trêve après Brest vont être les bienvenues pour qu'il puisse travailler son physique. Ça m'étonnerait qu'il soit qualifié pour lundi. »