J'
ai trouvé des joueurs traumatisés, en manque de repères ». Cela ne vous rappelle rien ? Vous n'avez pas comme une impression de « déjà-entendu » ?
À croire que chaque entraîneur nantais remercié cette saison n'était en réalité qu'un « satyre », tant la déclaration glissée en préambule de cet article a été ressassée.
Nous plaisantons, bien sûr... Ni Rohr ni Furlan n'ont molesté leur effectif. Mais, les résultats n'aidant guère, tel successeur s'est retrouvé en situation d'urgence ; Baptiste Gentili ajoutant à l'ordonnance, contrairement aux autres, la contrainte du huis clos.
« On s'est parlé droit dans les yeux, a hier justifié l'ancien adjoint de Der Zakarian. Je leur ai dit qu'il fallait agir. Mais je ne suis ni Dieu le Père, ni un magicien. C'est donnant-donnant. Il faut savoir respecter la tunique du FC Nantes. » En commençant par confirmer au stade Saint-Symphorien les espoirs entrevus face à Tours (2-1). « Cette fois-ci, nous avons su réagir après l'égalisation. J'ai bien aimé. De ce côté là, il y a eu du mieux. » Que « Bapti » souhaiterait néanmoins, en temps voulu, faire fructifier.
« Nous devons procéder par étapes, prévient-il. Il y a d'abord un objectif mathématique, qui est de récupérer au plus vite les 42 points nécessaires au maintien. Mais, il y a aussi une suite. On doit retrouver un certain nombre d'automatismes, trouver un onze de départ stable. »
En clair, malgré le brouillard entourant le futur des Canaris (future vente ?), le technicien paraît d'ores et déjà songer à l'exercice 2009-2010, la menace du National - Guingamp, 18e, reste à six points - disparaissant de journée en journée.
« Oui, je pense à la suite. Ce groupe ne peut pas rester dans cet état. Le FCN, la saison prochaine, devra avoir l'ambition de remonter. »
Avec Gentili, visiblement, à sa tête.
E.K.
« Je ne suis ni Dieu le père ni un magicien », avance l'entraîneur
Il en aurait presque dégoûté les habitués. Bravant l'incessant crachin, Emmanuel Nduwayo, tel un poisson dans l'eau, parut seul au monde en ce 8 mars 2009, abandonnant son dauphin, le Gallois Richard Gardiner (forfait aujour-d'hui, comme Andrew Hunt), à plus de trente secondes.« Il s'est baladé, petit à petit on a tous été distancés », souffla, à l'époque, le fidèle Bertrand Euzen (Atheltic Retz Sud Lac), amené à compléter le podium. Dès lors, ne cherchez plus ! - serait-on tenté d'exposer. Le lauréat 2010 est tout trouvé ! C'était sans compter sur la bienveillance - ou le « masochisme » - du Burundais qui, par souci (peut-être) d'agrémenter sa dominicale sortie, est lui-même allé solliciter la concurrence.
Charmé par sa première expérience orvaltaise, le Villeurbannais a convaincu son coéquipier et compatriote Egide Manirakiza de venir battre le pavé à ses côtés.
Manirakiza ? Plus qu'un adversaire, un sérieux rival ! Pensionnaire de l'AS Rispoli, l'athlète peut se prévaloir d'un excellent 1 h 04' 38'' sur 21,1 km (semi-marathon de Chalons-en-Champagne 2008), proche du record de Kosgei (Kenya). Oui, sauf que Nduwayo, depuis le 20 septembre à Cavaillon, affiche le temps « canon » de 1 h 02' 41'' !
Bref, cela nous promet une belle joute si les compères arrivent dans un état de forme optimum. D'autant que le Kenyan Jonh Ngure (1 h 05' 39'' à Rouen) pourrait se mêler à la lutte, suivi par Pascal Blanchard (CAP Saumur) et une foule de « 44 » (lire nos éditions de vendredi).
Quant à ces dames...
Outre la solide délégation régionale - Corinne Herbreteau-Canté (AS Saint-Sylvain d'Anjou), Stéphanie Briand et Murielle Brionne (Endurance 72) - figure parmi les engagées une certaine Ekaterina Facheva, Russe de son état. Jusqu'ici, rien d'impressionnant. Excepté le fait qu'elle revendique une performance proche des 1 h 15'.
Au total, plus de 1 660 athlètes sont attendus ce matin sur la ligne de départ, histoire de célébrer au mieux cette vingt-cinquième édition.
Attention, c'est parti !
Etienne Kiss