« Retrouver la confiance »
mardi 26 janvier 2010
- Sports
Shereni, ici à Vannes en août dernier (à gauche, le Vannetais et ex-Nantais Sammaritano), a retrouvé le terrain avec Vainqueur, lui aussi blessé de longue date. Photo Ouest Médias
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Blessé à l'ischio-jambier en décembre dernier, Harlington Shereni va bientôt faire son retour dans le groupe.
Vous avez repris l'entraînement ce matin (lundi), quand vous reverra-t-on en compétition ?
« En fait, j'ai commencé samedi sur le terrain. Avant cela, j'avais travaillé physiquement. Jusqu'à maintenant, ça se passe bien.
« Notamment parce que j'ai William (Vainqueur) avec moi. On sait comme c'est difficile, on s'encourage. Maintenant, je ne vais pas me précipiter, faire très attention. »
Pour Istres, vendredi, ça risque donc de faire juste...
« En effet. Mais ça devrait être plus possible pour Brest (vendredi 5 février à la Beaujoire). »
Que pensez-vous de la situation dans laquelle se trouve l'équipe ?
« C'est difficile pour tout le monde. Pour ceux qui ne jouent pas, qui ne peuvent que regarder. Et pour ceux qui jouent. Pour eux, c'est pire. »
Dans quel sens ?
« Plus ça va, plus c'est difficile moralement. Cela dit, le nul face à Vannes (0-0) puis la victoire en amical contre Le Havre samedi (1-0) devraient nous booster, nous aider à retrouver la confiance.
« Les retours de blessure ou de la CAN (Coupe d'Afrique des Nations) devraient aussi faire du bien. D'ici la fin du mois, on devrait récupérer pas mal de monde. »
Le mot d'ordre, c'est donc : retrouver la confiance ?
« Oui. Dès qu'on en aura retrouvé, le reste suivra. Tout le monde donnera plus. »
En tout cas, malgré les résultats actuels, vous n'êtes pas distancé !
« C'est vrai. Et compte tenu de ce qu'on fait depuis plusieurs semaines, c'est une chance. À nous, maintenant, d'en profiter et de tout faire pour être dans les trois. »
Comment expliquez-vous le grand nombre de blessures dans le groupe nantais ?
« Difficilement. Peut-être le changement d'entraîneur donc de méthode y est-il pour quelque chose ? »
Certes, mais le problème ne date pas du début du mois de décembre...
« Vous savez, il y a des périodes comme ça. Ça peut arriver. C'est dommage que ça nous tombe dessus. On n'a pas pu gérer. Peut-être le retour de bons résultats nous fera-t-il du bien sur ce plan-là aussi ? »
C'est-à-dire ?
« Vous savez, le stress compte beaucoup. Il joue sur la santé. Si vous êtes trop tendu, vous n'êtes pas bien physiquement. Deux ou trois victoires changeront beaucoup de choses. Mentalement et physiquement. »
Avez-vous parlé avec le coach ? Vous a-t-il dit ce qu'il attendait de vous ?
« Pas beaucoup, pour l'instant. Mais il me connaît bien. S'il sent que je suis prêt, il me mettra dans l'équipe. À moi de tout faire pour. »
L'an dernier, vous avez raté l'accession en L1 avec Strasbourg d'un petit point. En avez-vous tiré des leçons ?
« Avant tout, c'est quelque chose que je n'ai toujours pas digéré. J'y pense toujours. Cela dit, et c'est ce qui me fait dire que rien n'est perdu pour Nantes, ça me permet d'affirmer que, ce qui compte n'est pas de bien commencer mais de bien finir le championnat.
« Montpellier et Boulogne étaient en milieu de tableau avant d'enchaîner les victoires lors des dernières journées. Et de nous passer devant. »
Alors ?
« Le plus important maintenant, c'est de rester au contact du trio de tête pour pouvoir faire la différence à la fin, quand on aura retrouvé la confiance et nos qualités.
« En tout cas, pour monter, il nous faudra au moins dix victoires (sur dix-sept matches). »
Propos recueillis par Jérôme Le Garrec