« Un petit pincement au coeur »
jeudi 22 octobre 2009
- Sports
Pour avoir passé deux ans et demi dans la capitale de la moutarde, soit 80 matches de L2, Florian Jarjat sait à quoi s'attendre demain soir...
+ Notre dossier FC Nantes
Dijonnais de décembre 2006 à juin dernier, le défenseur nantais Florian Jarjat nous présente le Dijon FCO. Souvenirs.
La ville
« La première fois que j'y ai mis les pieds, il pleuvait. Je me suis dit : « Je ne vais pas signer là (rires) ! » Par la suite, j'ai été agréablement surpris. Méconnue, elle est pourtant très belle, avec de très beaux monuments. Quelle propreté aussi ! Les habitants se donnent de la peine pour cela. Quant au maire, il fait beaucoup pour le sport (basket, hand, hockey-sur-glace...). La preuve, c'était la 3e ville la plus sportive de France en 2007... »
Le souvenir
« Le dernier match contre Lens. On l'emporte 1-0, la nouvelle tribune venait d'être finie. Il y avait du monde, c'était une belle fête. Un super souvenir. Lens fêtait la remontée en L1 et, nous, on rentrait dans l'objectif, à savoir finir dans les huit premiers. Vraiment une super soirée... »
L'image
« La chaleur des gens et le plus beau but de ma carrière. Inscrit de 40 mètres contre Vannes (le 17 avril dernier). La balle revient d'un corner, il y a un rebond, je la reprends de volée comme elle vient. Lucarne ! Comme il s'agissait de la L2, ça n'est pas passé sur Canal Plus. Sinon je l'aurais eu cette distinction du plus beau but de l'année (rires) ! »
L'anecdote
« Je me souviens d'un match contre Brest, c'était du water-polo. Il avait plu durant toute une semaine, c'était pire le jour J. Le terrain était impraticable. C'était du hourra football, pour ne pas dire du n'importe quoi. On s'est bien marré mais, à l'arrivée, on a perdu. Sur un but gag... »
Le pote
« J'en ai plein. Je m'entendais bien avec Antoine Goulard - on était en chambre ensemble -, David Linarès, Éric Carrière, Anthony Vosahlo... On formait un petit groupe sympa. Celui que j'ai le plus souvent au téléphone ? Antoine. Je l'ai eu il y a trois jours, pour savoir s'il allait jouer et prendre quelques renseignements (rires)... »
Le club
« Il a de grosses ambitions et est en train de se structurer (construction d'un centre de formation). Il évolue bien. Il est en devenir. À mon arrivée, c'était « vachement » familial, avec une atmosphère chaleureuse. Ça commence à changer... Avec les gens, ça se passe toujours bien, or, au sein du club, on sentait qu'il y avait des tiraillements... »
Le président
« No comment ! »
L'entraîneur
« L'actuel (P. Carteron), je ne le connais pas. Successivement, j'ai eu Garcia, Romano et Hadzibégic. Avec les trois, ça s'est très bien passé. En mai, Farouk, viré ensuite comme un malpropre, voulait me garder mais le président (Bernard Gnecchi), avec son conseiller, l'ancien agent Frédéric Dobraje qui avait besoin de placer ses joueurs, en ont décidé autrement. Aujourd'hui, je le remercie ! Je suis au FC Nantes. C'est sûr, j'ai été déçu mais c'est le football ! On traite souvent les joueurs de mercenaires mais c'est parfois l'inverse... »
Le style
« Depuis l'arrivée d'Éric Carrière, ça a donné plus de consistance dans l'entrejeu. Ça joue davantage au sol. S'ils sont embêtés, ils n'hésitent pas à jouer sur Sébastien Ribas, jeune joueur en provenance de l'Inter Milan doté de capacités physiques impressionnantes (1,89 m, 86 kg). Il garde bien le ballon. Christophe Mandanne tourne autour. Derrière, en revanche, ils sont un peu légers cette année... »
Le retour
« Je pense avoir laissé de bons souvenirs. À mon avis, j'aurai un bon accueil. Maintenant, c'est vrai, il y a un petit pincement au coeur de revenir à Gaston-Gérard. Mais ce n'est pas pour ça que je baisserai le pied, au contraire ! Marquer : ce serait pas mal. Si ça m'arrivait, je ne serai pas exubérant car ce club m'a tout de même apporté beaucoup de bons moments. Et puis, vis-à-vis des supporters, il faut être respectueux et, donc, rester humble. »
Propos recueillis par Jean-Yves Queignec