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Hervé-Pierre Gustave, dit HPG, a tout de suite pensé à Éric Cantona pour un rôle dans « Les Mouvements du bassin ». Photo Arnaud Jaffré
HPG, quelle est l’histoire des « Mouvements du bassin » ?
HPG : « Je ne vais pas trop la dévoiler, mais on peut dire qu’il s’agit de gens qui se soustraient pour être heureux, du regard des autres. Ils se créent des univers qu’on dit marginaux. C’est drôle, c’est dur, c’est tragi-comique. C’est pourquoi j’ai réuni un casting avec des gueules et avec des gens qui ont une pêche immédiate dès qu’ils rentrent dans une pièce. »
Vous aviez tout de suite pensé à Éric Cantona pour le film ?
HPG : « Oui, dès le début. Je lui ai donné un rôle qui va à l’encontre de la force qu’il représente pour moi. Un rôle plein de fragilité. »
Éric Cantona : « C’est tout son cinéma qui est comme ça. Tous ses personnages ne sont sûrs que d’une chose : de leur doute. »
Qu’est-ce que qui vous a séduit dans le projet ?
EC : « J’ai vu son premier film que j’ai beaucoup aimé, j’ai aussi rencontré le personnage. On sent que ce qu’il raconte, c’est un univers. Cette complexité de l’être, cette recherche d’une voie pour aller vers le bonheur… Pour moi c’est un vrai artiste. »
La semaine prochaine vous serez au zoo de La Boissière-du-Doré. Quelle scène allez-vous y tourner ?
HPG : « Un de mes meilleurs amis est un bébé orang-outang. Dans la scène je vais lui parler comme à un fils. J’aime les acteurs qui s’en fichent totalement de la caméra… Là, ce sera le cas et il sera forcément juste (sourires) ! »
Vous avez eu le temps de vous balader dans la région ?
HPG : « Je la connais bien, j’avais une ferme près de Redon. À Nantes, les filles sont très jolies. Mais elles sont aussi inaccessibles qu’à Paris. Voilà pour l’aspect monument. »
E. C. : « J’ai vécu trois ans au Croisic, donc je connais un peu. La Côte Sauvage, cette force de la nature nous fait prendre conscience du minuscule humain que nous sommes. Nantes, c’est très paisible. Parfois un petit peu trop. Mais c’est une ville qui a une vie culturelle. »
Quand vous vous baladez dans les rues, que vous disent les gens qui vous arrêtent ?
EC : « Qu’ils m’aiment. »
Vous êtes beaucoup sollicité ?
EC : « Oui. Mais c’est bien. Ça fait toujours plaisir. Et quand j’ai envie d’être seul, et bien je reste seul. C’est pas compliqué. En tant que personnage public, ça fait du bien qu’on nous dise qu’on nous aime bien. »
Propos recueillis par Etienne Mvé et Guillaume Lecaplain
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