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Pendant six heures, les militants de Greenpeace ont tenté d'empêcher le chargement de la cargaison d'uranium appauvri. Photo AFP
Depuis deux jours les militants de Greenpeace accompagnent le convoi avec la ferme intention de multiplier les actions coup de poing. Ils réclament « l'arrêt immédiat des exportations de déchets nucléaires français vers la Russie ».
Jeudi, après une partie de cache-cache, une dizaine d'activistes parviennent à bloquer pendant plusieurs heures la cargaison d'uranium en gare de Valenton, dans le Val-de-Marne.
Hier, ils passent à la seconde phase de leur plan d'action alors que les manoeuvres de chargement de l'uranium viennent de démarrer. Peu après midi, trois canots pneumatiques surgissent sous le pont de Saint-Nazaire. Ils remontent l'estuaire à grande vitesse, direction Montoir. À leur bord, une quinzaine de militants. En quelques minutes, ils fondent sur le Kapitan Kuroptev.
D'autres actions
Leur dispositif d'action se met immédiatement en place. Quatre plongeurs se jettent à l'eau. À quelques mètres du cargo, ils déploient une banderole : « La Russie n'est pas une poubelle ».
A bord du Kapitan Kuroptev, les marins russes répliquent à l'aide de lances à incendie. Pas de quoi faire capituler les militants de Greenpeace. L'un des canots se rapproche même de la coque. Les militants esquissent un dessin, symbole du nucléaire. Mais la puissance des lances les fait reculer.
Le face-à-face dure plusieurs heures. Vers 18 h, la gendarmerie maritime intervient et parvient à les déloger. Malgré ce repli, Greenpeace ne compte pas abandonner son combat. L'Esperanza, le bateau de l'ONG, mouille toujours au large. Il devrait encore accompagner le convoi sur plusieurs milles et perturber son avancée.
Nicolas Aufauvre
Greenpeace exige la fin des exportations de déchets nucléaires
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