Angelina Jolie - oui, l'actrice et épouse de Brad Pitt - a récemment été photographiée avec l'un de ses enfants tenant dans ses mains un Déglingos. Vanessa Paradis en a deux en sa possession. Et Jean Dujardin aurait, selon Laurent Manceron, lui aussi succombé aux charmes de sa collection. Trois ans après avoir créé sa société Globe Trotoys, l'audace de ce jeune nantais de 35 ans a payé. Qu'ils se nomment BigBos, Gromos, Milkos et autres Ratos, les Déglingos ont pénétré de nombreuses chambres d'enfant à travers le monde.
Collection atypique
Déjà dans le milieu du jouet en tant que directeur export, le Nantais a créé son entreprise suite à un licenciement. « Je souhaitais développer une collection atypique avec un caractère et une âme bien à elle. Et c'est en découvrant un personnage bizarroïde tricoté par la grand-mère de ma femme que m'est venue l'inspiration ».
Hong Kong et New York
Dans la Cité des ducs, cinq points de vente proposent la collection des Déglingos. Mais il est aussi possible, pour les grands voyageurs, de les trouver à Hong Kong et New York où la société a désormais des collaborateurs. « Et dans de nombreux autres pays, précise Laurent, grâce à une vingtaine de distributeurs... » Depuis sa naissance, la marque a fait des petits et étoffé sa gamme avec des chaussons (Kicks) pour bébés, doudous, jouets d'éveil, canards de bain ou encore jeux de carte.
Vu chez Renault
Renault s'est aussi laissé séduire par les Déglingos nantais. Le constructeur automobile a en effet utilisé le personnage de BigBos pour une publicité aux côtés de son monospace Scénic. À quand une Renault Clios ? Laurent n'est pas contre cette idée... Même un peu farfelos !
Cédric Blondeel
cedric.blondeel@presse-ocean.com
Sur Internet
www.deglingos.com où l'on retrouve la photo d'Angelina Jolie avec un Déglingos.
A gagner
La société nantaise permet à ses internautes de gagner des personnages en mettant des Déglingos en scène au moyen de photos et vidéos.
À Nantes
Pour connaître les points de vente, contacter Globe Trotoys, 5, rue du Moulin. Tél. : 02 40 35 37 21 ou par email : info@deglingos.fr
Le collectif nantais Culture Bar Bars fait partie de la plate-forme nationale des cafés culture (1) qui entend définir l'avenir des cafés concerts et celui du statut des artistes, amateurs et professionnels. Une fondation, afin de payer les cotisations sociales des musiciens, pourrait voir le jour avant la fin de l'année. C'est le souhait du président du collectif, Cédric Praud.
Entretien.
Comment différencier amateur et professionnel ?
« Nous avons demandé la reconnaissance de la pratique amateur dans nos petits lieux.
C'est-à-dire qu'un musicien, qui joue sans prix d'entrée dans un café qui ne majore pas ses consommations et qui ne fait pas de publicité connexe, sera reconnu comme amateur. De fait, le musicien (ou le groupe) ne sera pas rémunéré si ces critères-là sont respectés. »
Et le musicien professionnel ?
« Grosso modo, un cachet d'artiste pour une soirée, charges comprises, est de l'ordre de 140 à 150 €. Un groupe de musique se compose de trois à quatre personnes. Si on veut payer tout le monde à ce tarif, dans un petit lieu, soit 600 €, c'est quasiment impossible de s'en sortir, même si vous faites un prix d'entrée.
Nous travaillons donc à la mise en place d'une fondation pour résoudre cet éternel problème. »
Comment sera financée cette fondation ?
« Elle sera financée à raison d'un tiers de fonds publics et deux tiers de fonds privés. La région des Pays de Loire est partante. En France, six régions ont donné leur accord pour aider cette fondation. Ces aides financières iront directement aux artistes et aux exploitants. »
À quel moment cette fondation sera mise en place ?
« J'espère qu'elle sera mise en fonction avant la fin de l'année. Pour le moment, nous essayons de récupérer une loi sur l'exonération qui concerne le patrimoine.
C'est-à-dire qu'une société qui verse de l'argent bénéficiera d'une déduction fiscale. Cela intéresse les alcooliers, les brasseries et des marques d'alcool. »
À quel niveau sera reversé l'argent ?
« Concrètement, sur un cachet d'artiste, vous avez 75 € de net et 60 € de charge. La fondation payera 20 % des cotisations sociales pour un ou deux musiciens, 80 % pour trois et 100 % des charges pour quatre. Cela sera effectué directement par le biais du Guso, un guichet unique pour les artistes. Il y aura des chèques emploi artistes pour les musiciens qui jouent dans les bars. »
Un groupe de rock coûtera donc moins cher au café qui le programme
« Bien sûr. Prenons le cas d'une formation de quatre musiciens qui revenait à 600 €.
Avec la fondation, elle ne lui reviendra qu'à 300 €. Et là, ça devient viable. »
Stéphane Pajot
stephane.pajot@presse-ocean.com
(1) Avec notamment le pôle régional des musiques actuelles, le ministère de la Culture et le Snam CGT