Ce n'est pas trop tôt !
mardi 08 décembre 2009
- Sports
Tall, Maréval et le buteur du soir Darcheville sautent dans les bras de leur nouveau coach : on respire - un peu - mieux au FC Nantes. Ouest Médias
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Grâce à Darcheville (86e), le FC Nantes a mis fin, hier soir, à plus de six semaines de disette, en battant Arles-Avignon (1-0).
Le vaccin a donc fini par prendre. Mieux intentionné, un chouïa plus mobile, le FC Nantes aura simplement attendu la 86e minute afin que le sérum fasse effet, créant enfin un pont sanitaire jusqu'à Arles-Avignon.
Bien plus joueur, mais toujours aussi trop brouillon, on a longtemps cru, pourtant, qu'il se contenterait d'un « pauvre » 0-0, à l'image de l'ambiance - si on peut parler d'ambiance... - ayant régné au stade de la Beaujoire ; rarement aussi mélancolique. « Mais il est où le FCN ? », chantèrent en choeur les rares supporters hissés en tribune Loire. Mais il est, surtout, où le public nantais ? Officiellement, 11 025 spectateurs (dont un millier d'étudiants invités) ont hier bravé la froidure. Ils étaient, à vue de nez, au moins deux mille de moins. Bonsoir tristesse... Mais bon. Le but hier n'était pas de faire soulever l'assistance : simplement la rassurer après un plus de six semaines en enfer - le dernier succès remontait au 23 octobre (Dijon, 1-2). En cela, Arles-Avignon, beaucoup plus faible que son classement (6e) le laisse entendre, fut d'une grande aide. Plutôt solide derrière, mais inconsistante offensivement, la formation provençale, hormis un coup franc sur la barre de Dale (27e) s'est laissée porter par le tempo de Ba, Darbion (très précieux) et consorts.
Cela dit attention ! Ne sautez pas sur les chaises, ne faites pas tourner les serviettes ! Ce FCN, quoique de nouveau 5e ce matin, à deux points de Brest (2e), est loin d'avoir retrouvé ses lettres de noblesse. Il a simplement montré à Jean-Marc Furlan - étonné d'un tel début et toujours invaincu lors d'un premier match sur un nouveau banc - qu'il ne comptait pas se laisser bercer par la marche funèbre. Et qu'avec Darcheville, entré en milieu de seconde mi-temps, il tenait un sacré joker. Franchement : c'est déjà ça.
Etienne Kiss