Antoine Michon allait même jusqu'à parler de « faillite totale avant la mi-temps. On rentre au vestiaire avec dans la musette 10 balles perdues et un gros déficit au rebond (13 à 22, NDLR), en particulier offensif où on les laisse en prendre une dizaine !, s'énerve le coach de la cité des ducs. « La semaine passée à Boulazac, il s'était déroulé un scénario identique en début de rencontre. Le BBD avait « ramassé »... mais avait su réagir. Là , on s'est contenté de subir. »
« Il y a un moment où il faut mettre quelques paniers »
Les ailes sérieusement plombées - trois points inscrits par le secteur extérieur à la mi-temps sur un unique primé de Bardet (Gayon est arrivé diminué par un virus intestinal, NDLR) - s'associant dans son inefficacité à la mène - avec Downey comme Chelle longtemps embourbés dans une évaluation négative - plongeaient en effet les Nantais dans une situation des plus délicates. « Le constat est simple : sans adresse, on peut difficilement s'en sortir. Il y a un moment où il faut mettre quelques paniers, glisse Michon, le regard contrit vrillant la feuille, certes bien pauvre, de statistiques de ses hommes. « Et puis si cela ne rentre pas, il faut agir autrement, se montrer plus agressif. »
Malheureusement, Giles et les siens n'ont pas su sortir la boîte à gifles pour agir en patrons sur leur parquet. Un comportement qui, s'il n'est pas rectifié au plus vite, pourrait les mener à pareils dangers contre Boulazac mardi soir...
Gaëlle Louis
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