Comme un parfum de crise
mardi 10 novembre 2009
- Sports
Filip Djordjevic le regard dans le vide à côté d'un David de Freitas qui appelle à la révolte, une révolte qui n'arriva jamais. Photo Ouest Médias
+ Notre dossier FC Nantes+ Réagissez ici à cette défaite...+ ... Et consultez là les photos du match
Sans âme ni amour-propre, le FC Nantes a logiquement plié hier soir devant Guingamp (0-2). Aïe, aïe, aïe...
Et bien... Ce n'est pas avec ces Canaris qu'un Mur serait tombé, il y a vingt ans, à Berlin. Au lieu de mettre l'imagination au pouvoir, de faire souffler le vent du changement : ils ont fait renaître les pires craintes, donnant l'impression de se détacher de l'histoire, de renier leur but qui est de bientôt recouvrer l'espace de liberté que constitue, à peu près, la Ligue 1.
Qu'on soit dans un mauvais soir peut s'entendre. Qu'on fasse preuve d'une telle désunion, d'un aussi flagrant manque de révolte non ! Fossilisé au milieu de terrain, dominé de la tête et des épaules par Guingamp, le FC Nantes, presque dépassé par les événements, a laissé au famélique public - totalement hostile lors du dernier quart d'heure (cf. Les « olé » à chaque passe guingampaise) - l'impression que d'équipe, il n'en avait que le nom, tant les rancunes sont patentes. Et Zerka, remplacé par Djordjevic, d'afficher clairement son mécontentement. Et Abdoun, logiquement sorti sous les huées, de refuser de serrer la main de Gernot Rohr, le pointant même du doigt ! Bonjour l'ambiance...
Éjectés du podium par Arles-Avignon - personne n'a le droit de sourire ! - les Jaune et Vert auront, au moins, permis aux Guingampais de mettre fin à leur terrible série de dix matches sans succès. Mais les prochaines semaines s'annoncent particulièrement difficiles. Incapable de marquer le moindre but depuis le déplacement à Dijon, n'ayant amassé que six points sur dix-huit possibles lors des six derniers matches, le FCN (4e), battu pour la première fois de la saison à domicile, n'a plus le profil d'un candidat à la montée. Plutôt la « gueule » d'un club gangrené par des querelles internes. Que les murs ou les masques tombent ! Vite !
Etienne Kiss