Implantée à Nantes depuis 30 ans, l'association ADT (Aide à domicile pour tous) devrait être placée en redressement judiciaire dans les jours qui viennent.
Il y a quelques jours, la direction a annoncé aux salariés que l'association, qui vient en aide à près de 5 000 familles en Loire-Atlantique et en Vendée, était en cessation de paiement. « Nous sommes confrontés à des difficultés de trésorerie liées à des retards dans le versement de prestations de la Caisse d'allocations familiale et de financements publics », se contente d'indiquer le directeur, Jacques Stern.
La situation est plus compliquée en Vendée où l'ADT est confrontée à un déficit structurel lié au blocage des financements du Conseil général, mais aussi à de gros problèmes de fonctionnement. « L'inspection du travail a récemment épinglé l'association, explique la CFDT. Le chef de service, en arrêt maladie, n'a jamais été remplacé et le personnel est sur les genoux ».
Selon le syndicat, après avoir envisager de fusionner l'ADT 44 (380 salariés) et l'ADT 85 (140 salariés), la direction souhaiterait aujourd'hui se séparer de la structure vendéenne. « Il y aurait peut-être des repreneurs mais on peut s'interroger sur le sort des salariés ».
Au passage, la CFDT déplore « l'absence de dialogue social » au sein de l'association : « Le directeur veut dénoncer tous les accords pour revenir à la convention collective de 1966 ».
De son côté, Jacques Stern explique que l'ADT va mettre à profit la période de redressement judiciaire (pendant six mois) pour « mettre au point avec (ses) financeurs et les représentants du personnel un plan d'action pour revenir à l'équilibre ».
X.B.
« Le chef de service, en arrêt maladie, n'a jamais été remplacé »Tapez un mot clé