FC Nantes Frédéric Da Rocha : « Le football, c'est collectif »
mardi 19 août 2008
- Sports
Da Rocha a fait son retour en Ligue 1 samedi face à Monaco : « Un vrai plaisir. »
Photo Jean-Charles Druais/Ouest Médias
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Le milieu de terrain canari porte un regard sans concession sur le début de saison du FC Nantes.
Samedi soir à la Beaujoire vous avez retrouvé la L1...
Frédéric Da Rocha : « Ça a été un vrai plaisir. Au niveau de l'ambiance, d'abord. Au niveau du jeu, également. C'est quand même plus intéressant de rencontrer des équipes comme Monaco. »
Une équipe qui a montré de belles choses en première période !
« C'est vrai. Et on doit s'en inspirer. Les Monégasques ont joué comme on doit le faire : simplement. C'est le ballon qui doit aller vite. »
Samedi, on a surtout vu un FCN pas encoreau niveau L1 !
« On doit beaucoup travailler, on le sait. Défensivement et offensivement. »
Et collectivement ! Qu'est-ce qui manque à ce niveau-là ?
« De faire les choses ensemble. Le football, c'est collectif. Que ce soit pour défendre ou attaquer, surtout à Nantes où on doit toujours essayer de jouer en mouvement. Alors, c'est vrai, ça demande beaucoup. »
Trop, pour certains ?
« Je ne sais pas. Je sais, en revanche, que seules les équipes solidaires, généreuses et jouant simple arrivent à s'en sortir. »
Votre jeu manque à ce point de simplicité ?
« Si, à Bordeaux, on joue comme en première mi-temps face à Monaco, on ne prendra pas un mais quatre buts. »
Conséquence de ce manque de simplicité dans votre jeu, les attaquants, Klasnic en particulier, ont du mal à être « touchés »...
« Le peu de temps que j'ai passé sur le terrain, j'ai réussi. Il faut seulement donner le ballon au bon moment. Si on le porte trop, on ne fait aucune différence. Les attaquants veulent le recevoir rapidement. C'est comme ça qu'ils peuvent avoir des espaces. »
Peut-être la transition L2-L1 n'est-elle pas encore tout à fait faite ?
« Si c'est ça, il y a intérêt à ce qu'elle se fasse vite. Il faut faire beaucoup plus que ce qu'on a montré. »
À la lumière des deux premiers matches, quel doit être,selon vous,l'objectif du FCN ?
« Le maintien, d'abord. Je me souviens de quelqu'un (Rudi Roussillon, ndlr) qui, il n'y a pas si longtemps, parlait de la sixième place. On a vu où ça nous a menés. »
Il avait déjà eu, alors, un gros recrutement !
« Certes, mais cette année, c'est différent : beaucoup de nouveaux connaissent le championnat. Et puis Klasnic, c'est très bien. Maintenant, c'est un travail collectif : un homme ne fera pas la différence tout seul. »
Le risque, en effet,c'est de voir le jeu nantais ne reposer que sur quelques individualités...
« Si c'est ça, on va droit dans le mur. »
Certains disent qu'il a trop de pression autour de l'équipe. Qu'en pensez-vous ?
« À Nantes, il y en a toujours eu. Mais bon, pour l'instant, ça va. Cela dit, il ne faudrait pas qu'à la fin du mois, on se retrouve avec un seul point. Plus on reste dans cette zone, plus ça va être dur. »
Ne craignez-vouspas une saison galère ?
« Sur les deux premiers matches, c'est vrai, on n'a pas vraiment dégagé une grande sérénité. Mais vous savez, parfois des équipes débutent petit et terminent fort. J'espère que ça va être notre cas. »
Comment vivez-vous le fait d'être remplaçant ?
« Bien. J'ai simplement dit que je serai toujours là quand on fera appel à moi. Je suis encore capable de faire quelque chose. Je l'ai montré samedi. »
Et le brassard, qu'on vous a retiré ?
« Une chose, d'abord : le porter a été une fierté. Après, je trouve ça plutôt logique dans la mesure où on ne compte pas sur moi pour être titulaire. Vous savez, du moment que je joue... »
Un dernier mot ?
« J'ai vécu la descente ici, je n'ai surtout pas envie de revivre ça. »
Propos recueillis par Jérôme Le Garrec