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Le trafic à Nantes






FC Nantes « Jaune en Bleu », Daniel Éon regrettera toujours le Mondial 66

samedi 07 juin 2008

- Sports

  • + Retrouvez ici notre dossier spécial sur le FC Nantes+ Et composez votre équipe type à partir des joueurs mythiques du FC Nantes

    À l'approche du championnat d'Europe des nations qui débutera lundi pour la France, l'album « Les Jaunes en Bleu » retrace la saga des joueurs du FC Nantes qui ont honoré le maillot national brodé du coq. L'occasion également de se remémorer avec Daniel Éon certains des plus illustres d'entre eux...

    Qu'ils aient évolué de 1943 à 1963 avec les Canaris, alors que ces derniers plaçaient leurs espoirs dans un accès à la première division, ou qu'ils aient arboré la tunique jaune durant les 44 saisons de L1 qui suivirent, les internationaux ont jalonné l'histoire du club cher à la cité des ducs.

    Aujourd'hui, si l'on excepte Mickaël Landreau, récusé au dernier moment du groupe des 23 sélectionnés pour le rendez-vous austro-suisse, deux ex-Canaris formés au centre José-Arribas témoigneront encore de la présence du FCN au plan international.

    Il s'agit de Claude Makelele et de Jérémy Toulalan, titulaires potentiels de Raymond Domenech, dont vous pouvez retrouver les souvenirs en jaune et en bleu dans cet album qui se veut tout aussi riche en anecdotes, qu'éclectique en ressources iconographiques.

    « Blessé en sautant de joie »

    Acteur de la première montée du FC Nantes en élite au printemps 1963, puis champion de France et international, Daniel Éon, que nous avons rencontré après la parution des Jaunes en Bleu, évoque les images qui lui reviennent en feuilletant l'album.

    « Normalement, j'avais gagné ma place pour la Coupe du monde 66 sur les deux matches précédents où j'avais joué. Lors de ma deuxième sélection j'étais capitaine de l'équipe de France. Selon Fontaine, comme j'étais capitaine à Nantes et qu'il y avait six joueurs de Nantes dans l'équipe (Budzynski, De Michele, Simon, Gondet, Blanchet et lui), il trouvait logique de me confier le capitanat.

    « J'ai eu la malchance de me blesser (rupture du tendon d'Achille lors du dernier match de la saison avec le FCN, ndlr) en sautant de joie à l'impulsion. C'est très c... Je n'avais eu aucune alerte. Il se peut qu'avec huit-dix jours de repos ça aurait suffi pour qu'il y ait un début de guérison.

    « J'ai été repris après ma rupture en sélection, mais le sélectionneur a changé, c'est passé à Duguauguez. Il avait ses hommes et ses idées. Il ne m'a même pas appelé comme remplaçant. Il a repris Carnus qui était avec moi.

    « La Coupe du monde était moins médiatisée que maintenant, mais c'était quand même un événement assez extraordinaire. Ne pas y aller, c'est le gros regret de ma carrière. Je regardais les matches à la télévision, j'avais été sollicité par un journal parisien pour faire des commentaires. »

    « À la Beaujoire, ce n'est plus du tout pareil »

    Une autre époque, notamment en terme de médiatisation : « Il y a eu des menaces terroristes sur les équipes qu'il faut prendre au sérieux et maintenant, pour l'Euro, la sécurité ferme les accès un kilomètre autour de l'hôtel. Les joueurs sont inabordables. À Nantes, en sortant du stade, il n'y avait aucun cordon de sécurité. Au contraire, moi j'ai bu des coups dehors à Saupin sur des tables avec des amis. Il y avait des supporters qui passaient, ils discutaient un peu. Le côté buvette et saucisses juste à la sortie du stade, ça fait partie du folklore. Quand je vais à la Beaujoire, ce n'est plus du tout pareil. »

    Comme tous les anciens de la Maison Jaune, Daniel Éon garde également un oeil critique sur la période actuelle : « Ils étaient ennuyeux cette année ; heureusement qu'ils avaient pris de l'avance... Le recrutement a peut-être été bien fait pour une remontée en Ligue 1 avec des gars courageux, mais ils ne se précipitent pas pour le recrutement. Jusqu'ici ils n'ont acheté que des remplaçants et un ou deux joueurs de Ligue 2. Il n'y a pas un seul nom ronflant. »

    Patience Monsieur Éon, l'une des prochaines recrues fera peut-être l'étalage du talent nécessaire pour figurer dans le prochain album de Presse-Océan. Qui sait...

    OJL Terrien

     
     
     
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    vendredi 04 mai 2012

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