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C'est le grand soir. Source de bien des espoirs, le FCN nouveau, incarné ici par Michael Gravgaard, se rejette dans le bain de la Ligue 1.
Photo Pierre Minier/Ouest-Médias
LA COMPÉTITION, ENFIN
« On a hâte » (Michel Der Zakarian), « nous sommes pressés » (David de Freitas), « il y a une petite excitation » (Ricardo Faty). Sept semaines après avoir rechaussé les crampons, les Canaris ont comme des fourmis dans les jambes. « Je me dis que j'ai eu six semaines d'échauffement en L2, sourit Faty. Là, les choses sérieuses commencent. »
Le FC Nantes, de par son passé et son ambitieux marché, suscitant une immense attente. « L'équipe a pris une autre dimension reprend l'international espoirs. Le groupe est beaucoup plus fort. » David De Freitas insistant sur la dimension athlétique. « Nous sommes plus costauds physiquement, assure celui qui s'apprête à effectuer son baptême du feu. On sent plus d'expérience. De plus, la préparation a été bonne. Montrons en match officiel ce dont nous sommes capables. »
DES RECRUES SCRUTÉES
Avec le recrutement que l'on connaît, peut-être le plus ambitieux de l'histoire du club, le FCN est d'ores et déjà attendu au tournant. Si Ibrahim Tall (ischio-jambier), Jérôme Alonzo (reprise) et Guirane N'Daw (suspendu), trois des nouveaux arrivants, manqueront le coup d'envoi, Michael Gravgaard et Djamel Abdoun seront, eux, bien présents et observés à la loupe.
Au premier de démontrer qu'il est le patron attendu de la défense, au second que sa fougue est soluble dans le collectif. Et puis il y a Ivan Klasnic, vers lequel la majorité des regards se tournera (lire par ailleurs). « C'est dans la compétition qu'on vérifiera si l'amalgame se fait entre les joueurs, lance Michel Der Zakarian. Les joueurs sont attentifs. Reste à le prouver sur le terrain. »
SOIGNER LE DÉPART
C'est devenu une tendance lourde dans le monde du sport professionnel : mieux vaut capitaliser dès le coup d'envoi. Combien de clubs, en effet, payent durant des semaines, voire plus, une mise en route calamiteuse. Inversement, frapper fort d'entrée de jeu, outre le fait d'optimiser la cohésion du groupe, se révèle souvent suivi d'effets. Que serait ainsi devenu le FCN sans son tonitruant 5-0 inaugural, l'an dernier face à Reims ?
« Il n'y a pas à tergiverser, explique Ricardo Faty. Nous devons nous placer dans les meilleures conditions possibles en prenant les trois points. » Michel Der Zakarian se voulant plus prudent. « Il nous faudra trois ou quatre matches pour être au top, tempère-t-il. Ceci dit, cela ne doit pas nous empêcher d'être performants. »
En commençant, par exemple, dès ce soir.
Etienne Kiss
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