FC Nantes. Rautureau, nouveau gérant du loft
mercredi 25 juin 2008
- Sports
Vincent Rautureau, ici entouré de Georges Gacon et Michel Der Zakarian, sera le gérant du « loft » saison 2008-2009.
Photo Pierre Minier/Ouest Médias
+ Retrouvez ici notre dossier spécial sur le FC Nantes
Après un certain Michel Der Zakarian il y a deux saisons, c'est Vincent Rautureau qui prendra en charge cet été ce que l'on a coutume d'appeler le « loft », réservé aux joueurs privés de stage de préparation.
Vincent Rautureau, quel a été votre parcours avant d'arriver à votre poste actuel au FC Nantes (co-adjoint et chargé de la relation entre pros et post-formation) ?
« J'étais responsable de la formation de l'En Avant Guingamp de 1999 à 2005. Ensuite, j'ai passé mon diplôme d'entraîneur professionnel. Puis, j'ai entraîné La Roche-sur-Yon (CFA2). Et Laurent Guyot est venu me chercher pour intégrer l'équipe de formation du FCN.
« Avec l'arrivée de l'équipe du président Waldemar Kita, je suis passé à la supervision internationale. C'est une mission très enrichissante pour ma culture d'entraîneur. »
Vous aurez à partir de lundi la charge des entraînements de ceux que l'on appelle communémentles « lofteurs »,c'est-à-dire les joueursqui ne participent pasaux stages de préparation. Comment appréhendez-vous cette mission ?
« Il faut être clair, soit les joueurs considèrent cela comme une opportunité, soit ils l'abordent de façon négative et ça les mènera nulle part.
Les premiers jours seront sûrement difficiles. Tu te retrouves tout seul, tu as l'impression d'être un peu le vilain petit canard.
« Maintenant, il faut bien que les joueurs comprennent que, plus ils seront prêts, plus le club pourrait être amené à les juger autrement. Et puis, quand ils feront des matches d'essai ou des tests dans d'autres clubs, il leur faudra être au top.
« Regardez un gars comme Rémi Maréval, avec l'équipe de l'UNFP (joueurs en fin de contrat), il a su se faire remarquer et, aujourd'hui, il va connaître la Ligue 1. »
L'aspect psychologiquetient une part importante dans ces cas-là.
« On va avoir un groupe restreint. Donc les liens sont forcément plus forts. D'un point de vue psychopédagogique, c'est vachement enrichissant. Quand on joue le jeu, cela donne une grande place à la dimension humaine. Il faut positiver. Physiquement, je leur promets d'être prêts pour la reprise des championnats. Après, à eux de faire ce qu'il faut. »
Michel Der Zakarian était à votre place il y a deux ans (où l'on y retrouvait notamment à l'époque Jean-Jacques Pierre). Avez-vous eu l'occasion d'en parler avec lui ?
« Michel et Baptiste (Gentili) ont pour l'instant pas mal de choses à gérer. Mais on aura sûrement l'occasion d'en parler et j'aurai des enseignements à en tirer. Après je serai libre de gérer le groupe comme je l'entends. L'essentiel étant de rester dans une préparation parallèle à celle suivie par le groupe en stage. On a quinze jours, trois semaines pour les remettre dans le rythme. Ce sera comme un stage mais à la maison. »
Combien de joueurs espérez-vous voir partir ?
« C'est difficile à quantifier. L'idée, c'est juste que moins j'en aurai à l'entraînement, mieux ce sera. Car je serai le plus heureux des hommes de voir les gars quitter peu à peu le groupe, en trouvant un autre club. Et puis, ce sera un signe de la bonne dynamique de gestion du club. »
Après cet épisode « Loft », vous reviendrez à vos postes initiaux. En quoi consistera exactement celui de tampon entre pros et formation ?
« L'idée, ce sera de tous communiquer, de se réunir et de décider de ce qui pourrait être fait pour améliorer la formation. Par exemple superviser des entraînements et des matches des équipes jeunes, pour dresser un constat, dire ce qui est positif ou négatif.
« Je suis dans un staff, on doit tous donner notre maximum. Après, on ne maîtrise pas tout... »
Propos recueillis
par Anthony Blain