FC Nantes. Rémy Mareval : « Je suis heureux »
jeudi 15 mai 2008
- Sports
Joueur de champ le plus utilisé cette saison, Rémi Mareval, bien qu'actuellement émoussé, boucle un exercice en tout point remarquable.
Photo Pierre Minier/Ouest Médias
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Révélation de la saison, Rémi Mareval (25 ans), élu meilleur latéral gauche de L2, a hâte de découvrir la Ligue 1. Entretien sans langue de bois.
Vous rappelez-vous où vous étiez il y a un an ?
« J'étais à l'UNFP. J'ai rencontré de très bonnes personnes qui se battent pour aider les joueurs au chômage. Je ne le souhaite à personne mais ça reste toutefois une belle expérience. »
Depuis, vous avez vécu un véritable rêve...
« Ah, oui, c'est sûr ! Je ne pensais pas arriver jusque-là. J'en ai profité, j'en profite encore. Je n'oublierai jamais cette année. Excepté les trois derniers matches - je suis fatigué -, je suis très content de ma saison. »
Cerise sur le gâteau, vous êtes élu meilleur latéral gauche...
« C'est magnifique ! Après Beauvais, c'est la deuxième fois que ça m'arrive. Je pensais faire 10-15 matches. J'arrivais de nulle part, on se disait : « C'est qui lui ? » Je suis super content. »
« Pas le droit de faire ce que j'ai fait »
Quel est l'adversaire direct qui vous a le plus ennuyé ?
« Poté, de Clermont, a été extraordinaire, or, moi, j'étais ce soir-là « à la rue ». Sur les derniers matches (Amiens, Guingamp), j'ai commis des erreurs tactiques. Je n'étais pas assez dedans. »
Quelque part, vu l'absence d'enjeu, il est normal qu'inconsciemment vous vous relâchiez...
« Je n'ai pas le droit de faire ce que j'ai fait. Je m'en veux énormément. Honnêtement, j'ai hâte d'être en vacances, d'oublier tout ça et de repartir de l'avant à la reprise. »
Les vacances vont vous faire du bien...
« Tout à fait. J'ai vraiment besoin de me relâcher, de penser à autre chose. Je retourne à la Martinique. En tout cas, je vais m'entretenir (tennis, plongée...). Je ferai les footings demandés. Car il y a la L1 au bout. »
Justement, la Ligue 1, vous la voyez avec des yeux grands ouverts ?
« Oui. Il y a deux ou trois ans, j'étais devant ma télé, en espérant pouvoir y arriver un jour. Et là, j'y suis. Je vais bosser dur. J'espère jouer des matches, prendre du plaisir, apprendre. »
Que devez-vous améliorer ?
« Tout. Là, on monte d'un cran. Ça va aller deux fois plus vite. Je ne suis pas le meilleur. J'ai encore beaucoup à travailler. »
« Ça ne me fait pas peur »
Sur les ailiers droits de l'élite, certains vous font-ils déjà peur ?
« Non. J'ai hâte de les affronter. Je pense à Keita (Lyon), Valbuena (Marseille), tous les petits qui vont à 2 000 à l'heure. Jouer face à de tels éléments, tu apprends. Même s'ils peuvent te mettre minable. Ça ne me fait pas peur. La motivation sera extrême. »
Y'a-t-il des stades que vous avez envie de connaître ?
« Oui, le Parc (des Princes). J'y vais souvent. Étant de la région parisienne, j'ai toujours dit que mon rêve serait d'y jouer un jour. Y disputer une rencontre, ce sera magnifique. »
En dehors de la Jonelière, qui êtes-vous ?
« Le même. Je suis tout le temps en train de « déconner », j'aime bien parler aux gens, il n'y a jamais de conflit. Je suis heureux. »
Avez-vous remarqué, eu égard à votre notoriété grandissante, un changement de comportements autour de vous ?
« C'est vrai, quand tout est beau, tout le monde est là, quand rien ne va, il n'y a personne. Je sais faire abstraction de tout ça. Je sais quoi faire avec ces gens-là... »
En milieu de saison, on vous a vu changer de voiture...
« C'était un petit plaisir. Maintenant, ce n'est que du matériel. Ce n'est rien. Il y a d'autres choses que les voitures. »
Quelle est votre prochaine folie : une maison ?
« Non. J'en ai déjà acheté quelques-unes. Avoir un beau petit truc en Martinique, ce serait le pied. »
Recueilli par Jean-Yves Queignec