Petit retour en arrière ?
« Avant de jouer la saison dernière, nous avons mis deux ans à préparer le site. Au total, nous avons construit neuf maisons, une auberge et une église avec du bois récupéré et des matériaux issus d'un ancien transformateur de Redon qu'il a fallu démonter sans oublier d'enlever les clous un par un. Une autre association nous a donné un coup de main. C'était vraiment de l'entraide ».
Vous avez utilisé le système D ?
« Oui afin d'économiser, nous avons eu l'idée de faire avec ce que l'on avait. Nous avons gardé un jardin d'eau. Et nous l'avons réalimenté en eau afin que les grenouilles y restent. Pour les gradins, nous avons gardé cet esprit.
Nous avions 600 m3 de remblais, venus de la falaise. Soit on les évacuait, on achetait des gradins et des escaliers et tout ça coûtait très cher, soit on en tirait partie. Les gradins ont donc été construits sur le talus : c'est plus économique et rassurant. Et puis travailler de cette façon, c'est aussi avoir de la considération pour la carrière ».
Quels ont été les travaux effectués depuis l'été dernier ?
« Il a d'abord fallu entretenir le site. Le marécage par exemple est « jardiné ». Les saules et autres plantes ont été taillés pour obtenir des repousses bien vertes. Nous avons aménagé le plateau en haut de la carrière et construit un hangar-préau à l'ombre, destiné à l'accueil du public et plus tard à recevoir des visiteurs pour d'autres activités. Car nous avons toujours dans l'idée que le site s'ouvre d'avantage, en dehors du spectacle ».
Et sur la partie décor proprement dite ?
« Nous sommes intervenus pour que les structures soient plus pérennes. Nous avons aussi peint les maisons. Nous avions envie de donner des couleurs pour que les gens qui reviennent soient contents du changement ».
Propos recueillis par
M. Vaillant-Prot
Réservations au 02 40 01 90 21 ou sur « www.gheel.org ».
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