Jean-Marc Furlan : « Je suis un passionné »
jeudi 10 décembre 2009
- Sports
Adepte du beau jeu, Jean-Marc Furlan estime que « le football est magique. » Photo Ouest Médias
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Amoureux du jeu, le nouvel entraîneur du FCN, carré, honnête et généreux, s'est gentiment prêté au jeu du questions-réponses.
Votre principal trait de caractère ?
« Je suis un passionné. Enthousiaste. Depuis l'âge de 15 ans, je ne vis que par et pour le football. »
Votre défaut majeur ?
« Ne planifiant pas précisément mon emploi du temps et aimant discuter avec les gens, je suis souvent en retard de dix minutes. Je suis aussi trop généreux. Je ne serai jamais riche (sourire) ! »
La faute qui vous inspirele plus d'indulgence ?
« La naïveté. »
Quelle est votre devise ?
« J'aime bien celle de Montaigne - mon philosophe préféré -, qui dit : « Pour un homme, la plus grande qualité, c'est d'être soi-même. » D'ailleurs, je collectionne les citations de sportifs. Pour donner des lignes directrices à mon groupe. C'est intéressant. »
Votre plus grande peur ?
« Que mes enfants soient malades. »
Ce que vous aimeriez changer dans votre physique ?
« Je ne me suis jamais posé la question. Je pense tellement que l'homme, c'est autre chose qu'un corps... J'aurais aimé avoir les pieds de Zidane (rires) ! »
En qui aimeriez-vous être réincarné ?
« Intéressant comme question, surtout pour quelqu'un qui croit en la réincarnation. Mandela, c'est celui qui incarne le plus la force de caractère, l'opiniâtreté, la défense des droits de l'homme. Lui, c'est le top-niveau. Rendre service aux hommes (oeuvres humanitaires), peut-être pourrais-je avoir cette vocation dans un autre « monde »... »
Combien avez-vous d'amis véritables ?
« Je dois en avoir cinq. Tous provenant du football. Le foot m'a tout donné. »
La qualité chez un homme ?
« L'honnêteté. La société oblige trop souvent l'homme à prendre des chemins détournés. »
La qualité chez une femme ?
« La douceur. »
Avec qui ne partiriez-vous jamais en vacances ?
« Je ne me connais pas d'ennemis. Celui qui m'a fait le plus de mal (sans le vouloir), c'est certainement Philippe Ginestet (président de Strasbourg). N'étant pas du tout rancunier - j'oublie très vite -, je partirais même avec lui. Je suis sûr que c'est un homme très agréable en vacances. »
Votre footballeur préféré ?
« Celui qui m'a fait le plus vibrer, c'est Zidane. À l'époque, je payais pour que mon fils le voie jouer. Il m'a vraiment donné des frissons. Après, j'ai côtoyé des joueurs fantastiques comme Chiesa, Giresse, Tigana... J'avais l'impression qu'ils faisaient un autre métier que moi ! »
Votre idole ?
« Je ne fanatise pas du tout, ni les institutions, ni les hommes. Les gens exceptionnels, ce sont ceux qui font don de leur vie pour améliorer la société. J'admire Mandela. »
Votre club préféré ?
« Le premier club, c'est celui du coeur, à savoir les Girondins de Bordeaux. Où j'ai été éduqué. Au bout du compte, mon club préféré, c'est le football. J'aime beaucoup le jeu. »
Le club que vous aimeriez voir en Ligue 2 ?
« Libourne Saint-Seurin, mon club d'origine. Sans oublier Troyes (National). J'ai beaucoup d'estime pour l'ESTAC. »
Votre meilleur ami dans le foot ?
« C'est un garçon que j'ai connu à Montpellier en 1979 : Henry Malabave (gardien de but). Depuis, on ne s'est jamais quitté. C'est un pêcheur au Grau-du-Roi. L'endroit que je fréquente dès que je le peux. Il ne va pas tarder à venir me voir... »
Le match qui vous a amené au 7e ciel ?
« La finale de la Coupe du monde 98. Une affaire d'émotions. Ç'a été pour moi une revanche fantastique vis-à-vis du passé. Je me suis rappelé que lorsque j'étais gosse, je pleurais car on se faisait humilier par les autres nations. Il y a aussi Bordeaux-Milan (3-0 en 1996). J'avais payé 600 francs la place. Quand vous payez autant, vous faites une gueule terrible ! Mais c'est marrant comme le football est magique. Car j'avais pris des places pour 5-6 personnes que je ne connaissais pas. À la fin, on s'embrassait et on dansait tous ensemble ! »
Votre stade préféré ?
« Comme beaucoup de joueurs, le Parc des Princes. On est incapable de l'expliquer mais c'est comme ça. Même quand vous y prenez des roustes et que ça vous fait « ch... » (rires) ! »
Le pire public de France ?
« Trop dur ! C'est très compliqué de jouer à la Meinau. Et, pourtant, ils ont des associations de supporters vraiment supers, comme les UB 90. En règle générale, le public français est très difficile. On est comme ça. On est dans l'analyse, moi le premier. Faut vraiment nous proposer un spectacle de qualité sinon on râle (sourire) ! »
Le meilleur public de France ?
« Tout le monde est d'accord : c'est celui du Racing Club de Lens. »
Recueilli par Jean-Yves Queignec