Jean-Marc Furlan en stand-by
jeudi 03 décembre 2009
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Si Furlan signait, il deviendrait le 21e entraîneur du FCN ; le dixième depuis 2001. Photo Ouest-Médias
+ Notre dossier FC Nantes+ Furlan, le bon choix ?
L'ancien coach strasbourgeois attend que Waldemar Kita règle le triste cas de Gernot Rohr pour débarquer.
D'aucuns se gaussent souvent de l'appétit démesuré de clubs comme l'OM ou le PSG. Ils en oublient Nantes, surtout depuis l'arrivée de Waldemar Kita.
Propriétaire du club depuis (seulement) vingt-huit mois, le goulu président, à la palpable exaspération, s'apprête en effet - après MM. Der Zakarian, Larièpe et Baup - à avaler son quatrième entraîneur. En l'occurrence, Gernot Rohr.
Victime expiatoire des terribles déboires des Canaris (aucun succès en cinq journées, 19e défense de L2), l'affable technicien vit sans aucun doute ses dernières séances à la Jonelière, faute de soutien.
Coupé d'une bonne partie de son groupe, isolé par son staff suite au match amical contre Bordeaux (13 novembre) : l'homme a pu mesurer à Sedan (3-0) l'ampleur du malaise.
D'ailleurs, hier soir, il ne faisait plus mystère de son proche licenciement. « Quelques joueurs sont venus m'exprimer leur solidarité, mais le milieu du football est impitoyable, soupira-t-il. À l'heure où je vous parle, je ne sais toujours pas si je serai encore présent demain (aujourd'hui, NDLR). » A priori oui... Mais guère plus, car le « boss » a tranché, conformément à son avertissement de la semaine dernière *.
Dès hier, le FCN - qui songe à Jacques Santini en second choix - a pris contact avec Jean-Marc Furlan, sans club depuis son licenciement, cet été, de Strasbourg. Passé auparavant par Libourne-Saint-Seurin et Troyes, celui qui a fêté ses 52 ans, il y a deux semaines, s'apprête à poser ses valises sur les bords de l'Erdre, secondé par un homme de la Maison jaune (Bonnevay ? Bracigliano ?).
« Nantes m'intéresse », confiait ce fan de « Coco » Suaudeau et Raynald Denoueix, du temps où il croisait la route des Canaris en championnat. Reste « simplement » à régler le limogeage de Rohr, peu enclin à faire de cadeaux, si l'on se fie à ses propos de mercredi matin (« Je ne démissionnerai pas ! »).
Au bout du compte, l'ancien Bordelais ne sera resté que six mois (18 matches officiels) à la tête du groupe professionnel, talonnant Georges Eo et Christian Larièpe ; seuls à avoir fait plus court.
Ironie du sort, il était pressenti, en juin dernier, pour succéder à... Furlan sur le banc alsacien !
E.K. et J-Y.Q.
* « Si je sentais que Gernot était démuni ou si lui-même concluait à un divorce avec l'effectif, nous prendrions une décision », avait affirmé le président