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Hier matin, Ivan Klasnic, lors de la mise en place, a bien montré à ses coéquipiers la marche à suivre. Puisse-t-il être entendu dans quelques heures à l'Abbé-Deschamps...
Photo Pierre Minier/Ouest Médias
À quelques heures de l'ouverture en L1, les supporters nantais trépignent d'impatience à l'idée de voir à l'oeuvre Ivan Klasnic (28 ans). Et ils ont de quoi !
Le double buteur du dernier Euro, rétribué à hauteur de 200.000 € bruts par mois, a encore frappé trois fois hier matin lors de l'ultime opposition face aux remplaçants (3-1). Ça promet !
S'il adore faire parler la poudre, en revanche, l'ex-attaquant du Werder Brême (66 buts en 5 saisons pleines et deux demi-saions de Bundesliga) n'a, pour l'heure, guère envie de s'épancher.
« On doit apprendreà se connaître »
« Si je n'ai pas beaucoup de ballons ? OK mais on est une équipe. On doit apprendre à se connaître. Si mes partenaires savent comment je cours, et inversement, on jouera mieux. »
Heureusement, ses coéquipiers, tombés sous le charme, sont plus loquaces.
« C'est un joueur assez disponible, brosse Ricardo Faty. Il demande beaucoup le ballon dans les pieds. Il est aussi capable, au niveau appels de balles, d'avoir le bon timing même si ce n'est pas quelqu'un de très, très rapide. Un peu comme Pauleta.»
David De Freitas, amené également à servir le nouveau numéro 17 nantais, ne dit pas autre chose. « Devant le but, ça ne pardonne pas. Il est adroit. Il n'a qu'une seule envie : la mettre au fond. »
Thomas Dossevi, passeur décisif hier matin, affine le portrait. « Puissant, Ivan aime se retourner. Il va plus vite avec le ballon que sans. Il est doté d'une grande rapidité d'exécution. »
Conclusion de Stefan Babovic ? «Il est très fort. »
« Il ne va pas tout fairetout seul »
Bref, tout le monde est unanime, la présence du Croate amène (déjà) une sérénité certaine.
« Avec un joueur de ce calibre, on est plus en confiance », reconnaît le duo De Freitas - Faty.
L'ex-Amiénois, au passage, louant les qualités humaines du « Killer » aux faux-airs de Milos Dimitrijevic. «Il se fond dans le groupe. Il n'a pas envie d'avoir une image supérieure à la nôtre. Il sait se faire petit. »
Reste à savoir, désormais, comment le natif d'Hambourg va être servi tout à l'heure en Bourgogne. Une autre histoire.
« L'important va être de savoir le toucher, admet Faty. Sans le chercher coûte que coûte car l'adversaire pourra alors anticiper. »
De toute évidence, les Canaris, sur ce point, sont attendus au tournant.
« On est obligé de lui donner de bons ballons, prévient De Freitas. Parce qu'il ne va pas tout faire tout seul. »
J-Y. Q.
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