L'Atlantique à la rame
mercredi 11 novembre 2009
- Vignoble
Avec François Lamy, Benoît Dusser forme le seul équipage français au départ de l'Atlantic Rowing Race.
Benoît Dusser se prépare pour sa deuxième course transatlantique à la rame. Un exploit partagé avec les Goulainais.
Dans son cabinet du centre-bourg de Carquefou, le kinésithérapeute bouille d'impatience. « J'ai vraiment hâte d'y être. » Encore quelques soins et massages à prodiguer et Benoît Dusser y sera. Où ? Au départ de l'Atlantic Rowing Race 2009. L'épreuve est la plus ancienne course transatlantique à la rame. Elle est aussi considérée comme la plus dure.
Le dimanche 6 décembre, vingt-cinq bateaux identiques s'élanceront de la Gomera, une petite île de l'archipel des Canaries située au large des côtes africaines.
Moins de 50 jours
Tous prendront le cap à l'ouest. Direction Antigua, au milieu des Caraïbes. Soit 4 500 km à parcourir à la seule force des bras.
Le challenge n'effraie pas Benoît Dusser. Sur la ligne de départ, le Goulainais forme avec le Guadeloupéen François Lamy le seul équipage français en lice. Le duo a de l'expérience : Benoît compte déjà une traversée à son actif ; François, skipper diplômé de la marine marchande, sept. De quoi nourrir quelques ambitions : « Nous ne partons pas faire un reportage photo. Notre objectif est de rejoindre Antigua en moins de 50 jours. »
En 2007, pour sa première expérience (Ndlr : partagée avec François Decourt, un autre Goulainais), Benoît Dusser en avait mis 23 de plus. Alors pour atteindre son but, le marathonien, père de deux enfants, met les bouchées doubles. « Je suis un entraînement intensif depuis 18 mois. » Aviron sur l'Erdre, course à pied, musculation... : dans la dernière ligne droite, l'effort est quotidien.
« Nous ramerons 24 heures sur 24 non-stop, en nous relayant toutes les deux heures. » Un rythme impressionnant.
Le bateau exposé
Demain, le rameur de l'extrême présentera son challenge sportif aux élèves des écoles publiques et privées de Haute-Goulaine. Puis vendredi et samedi, son bateau, Karukera, s'exposera en public, devant la mairie. Contre un chèque de 30 €, chacun sera invité à apposer sa signature sur la coque. Histoire d'aider à combler les « 15 000 € qui manquent au budget ». L'aventure du kiné qui savait ramer ne fait que commencer.
Rémi Certain