Si l'essentiel de la métropole est bien couvert, quelques zones d'ombre subsistent.
"Oui, j'ai l'ADSL haut débit. Non, ma connexion Internet n'est pas une Formule 1 ! » A Saint-Sébastien-sur-Loire, une professionnelle de santé souffrait il y a encore quelque temps de maux chroniques pour la télétransmission de ses dossiers. « À 512 Kb/s, on ne peut pas travailler sereinement car nos flux d'envoi sont trop importants. La moindre microcoupure nous fait perdre un temps considérable... »
La méga galère ?
Tout le monde connaît la fable du lièvre et la tortue. Rien ne sert de courir, il faut partir à point. Un adage qu'Internet renvoie loin, très loin, dans ses cordes. Quoiqu'il arrive, ouvrir une page web avec le bas débit demandera toujours plus de temps qu'avec le haut débit. Et tout internaute qui se respecte tient aujourd'hui à profiter du must de la technologie. Il préfère parler « mégabits » plutôt que « kilobits ». Dans l'agglomération nantaise, selon les données fournies par France Telecom, 99,98 % des foyers de l'agglomération nantaise peuvent se vanter aujourd'hui d'être éligibles à la technologie ADSL. Pour autant, 14 % d'entre eux ne peuvent prétendre surfer des vagues supérieures à 8 Mb/s. Exit Internet, téléphonie et télévision inclus. Les professionnels assurent que ces offres dites triple pay restent accessibles à partir de 5Mb/s. Vrai, à condition d'apprécier les coupures pendant les communications téléphoniques et la télévision aux images saccadées. 5 Mb/s, voilà bien une vitesse de connexion qui fait rêver plus d'un foyer indrais. Seuls 21 % d'entre eux y ont droit pour le moment. Alors, le très haut débit ADSL et ses 18 Mb/s, autant dire qu'ils le voient de loin. De beaucoup plus loin que les foyers de Brains, éligibles pour 85 % d'entre eux à ce flux de luxe.
150 foyers dans l'ombre
Nantes métropole compte encore trois zones d'ombre ADSL, c'est-à-dire inéligibles à cette technologie. « Cela représente, selon Alexandre Mazzorana-Kremer, environ 150 foyers localisés sur Carquefou, Couëron et Orvault ». Que faire dans ce cas ? « Il existe des technologies alternatives au haut débit par ADSL, précise le délégué aux nouvelles technologies pour la communauté urbaine. Satellite, haut débit mobile (3G +) et avec des perspectives de déploiement de fibre optique à court terme sur Nantes et à moyen terme sur les communes et quartiers les plus urbanisés ». À Couëron, dans le vide de l'ADSL, Sylvain a eu recours à la clé 3G pour surfer correctement. En espérant malgré tout rattraper le lièvre un jour prochain...
Cédric Blondeel
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