L'emploi menacé à Pen Bron
mercredi 14 octobre 2009
- La Baule Presqu'île
En mai 2007, les salariés du centre de Pen Bron débrayaient contre la délocalisation à Saint-Nazaire ; aujourd'hui, le personnel s'inquiète pour l'emploi. Photo archive.
D'ici 2012, le centre de Pen Bron va subir une restructuration. Douze postes vont être supprimés.
La suppression d'une dizaine de postes (12,15 emplois à temps complet) a été annoncée hier lors d'une réunion du comité d'entreprise du centre de Pen Bron. C'est la conséquence directe du transfert des dix lits du secteur infantile vers l'Établissement de santé pour les enfants et adolescents de Nantes en juin 2010. La suppression de ces postes ne devrait pas être totalement compensée par les départs à la retraite. Les représentants du personnel demandent la tenue d'un comité d'établissement extraordinaire pour avoir des réponses sur les modalités de ces suppressions de postes ainsi que sur les mesures d'accompagnement. Il doit intervenir dans les quinze jours. « On voudrait que la direction fasse une réunion avec tous les salariés pour éviter les rumeurs », explique Évelyne Provost, secrétaire du comité d'entreprise. Les questions se multiplient, en effet, chez le personnel depuis plusieurs mois.
Des changements à venir
Le regroupement du centre de Pen Bron et de l'hôpital de Saint-Nazaire concernant la médecine physique et de réadaptation n'est pas étranger à ces interrogations.
La convention constitutive de ce groupement de coopération sanitaire a été signée le 25 septembre. Ce projet implique le départ de 40 lits du centre de Pen Bron vers Saint-Nazaire à l'horizon 2012.
« Le contrat a été signé sans que nous soyons consultés. Nous allons en aviser l'Inspection du travail pour savoir s'il y a eu un délit d'entrave », précise Évelyne Provost.
Quelles nouvelles activités ?
Déjà en juin, les représentants du personnel avaient demandé à l'Association des oeuvres de Pen Bron (propriétaire du centre) quels étaient ses projets pour pallier ces transferts de lits. L'association évoque l'accueil des personnes âgées dépendantes, mais pour les élus du personnel rien de concret n'atteste cette volonté. « Nous pointons l'immobilisme de l'association. Cela fait des années que nous les sollicitons sur les nouvelles activités. On avait senti un soubresaut au printemps, mais finalement, c'est toujours le même fonctionnement ».
Hier, l'Association des oeuvres de Pen Bron n'était pas joignable.
Caroline Justeau