La Ville a annoncé hier qu'elle remplaçait
« dans l'ensemble des multi-accueils municipaux son stock de biberons contenant du bisphénol A ». Le bisphénol A entre dans la composition du plastique polycarbonate. Outre les biberons, certains récipients alimentaires en contiennent. Or une fois chauffé, le bisphénol A est régulièrement accusé d'être responsable de perturbations endocriniennes : troubles de la reproduction, du comportement, diabète, etc. Interdite au Canada et dans plusieurs pays, la commercialisation de ces biberons reste pour l'heure autorisée par l'Agence française de sécurité sanitaire des aliments (Afssa).
« Nous agissons au nom du principe de précaution et préférons prendre les devants, même si aucune urgence sanitaire n'est décrétée », précise Catherine Choquet, adjointe au maire de Nantes. 800 biberons sont actuellement remplacés.
« Les parents seront tenus informés par voie d'affiche et des conseils pratiques », précise la ville de Nantes. La méthode peut aussi se révéler efficace pour sensibiliser les parents à utiliser chez eux des biberons sans bisphénol A, en verre ou en polypropylène.
F.T.