Pour lui, l'apprentissage des langues n'est pas que pédagogique.
Il est surtout culturel. « La charte de l'association Polyglotte parle d'ouverture. Et c'est vraiment notre moteur ».
Alors si les cours de langues dispensés à l'année dans les locaux du château de Port Mulon à Nort sont « la partie la plus visible de l'iceberg », le festival Polyglotte, lui, est un peu « la cerise sur le gâteau », le cadeau que se fait l'association chaque année.
Discrète Hongrie
Et comme l'ouverture aux autres cultures n'est pas une évidence, Polyglotte a décidé de choisir la très discrète Hongrie comme invitée d'honneur.
Là encore, le but est de faire découvrir une langue, mais surtout un pays et une façon de vivre.
Les années précédentes, le public du festival Polyglotte a ainsi pu découvrir le serbo-croate ou le russe... Des langues très peu entendues par ici. Un argument plutôt qu'une barrière, pour Polyglotte...
Voyage sur grand écran
La première porte d'entrée vers ces cultures d'ailleurs, c'est, depuis les débuts du festival, le cinéma. « Nous diffusons des films en cinq langues : en anglais, espagnol, breton, italien, et cette année, donc, en hongrois. Avec un fil conducteur, une thématique : la rencontre ». Tous sont sous-titrés en français, et certains, comme le film italien choisi cette année, n'ont jamais été diffusés en France. « C'est un film très drôle, qui a été primé dans de nombreux festivals internationaux » sourit Serge Fourcher, qui ne veut surtout pas que son festival soit perçu comme un rendez-vous pour les puristes de la VO ou pour les cinéphiles ultra-connaisseurs.
Au-delà de la langue
Mais pourtant, n'est-ce pas une barrière pour profiter d'un film quand on ne comprend pas la langue ? « Non, car ce sont des films tout public. Il y a des séances réservées aux scolaires, et ça fonctionne très bien ! Et puis on pense qu'en milieu rural aussi, on peut se permettre de proposer des choses différentes... Il y a un public pour cela ». L'an dernier, ce sont ainsi plus de 700 curieux qui sont venus profiter de ces voyages filmés. Accompagnés, toujours, de bruschetta, d'empanadillas et de crêpes, spécialités gourmandes des pays visités. Cette année, le beigli et le rétes - des gâteaux hongrois - s'inviteront aussi au buffet.
Car la culture, ça se partage, ça s'écoute, et ça se mange aussi !
Mathilde Clavier-Bourgine
« En milieu rural aussi, on peut se proposer des choses différentes... »Depuis deux ans, Anthony Marsais intervient dans les collèges du département avec son micro.
Agitateurs d'idéesDe l'emploi à la santé, le conseil de développement travaille sur tout ce qui fait l'actualité du territoire.