La gare en réflexion
vendredi 06 mars 2009
- Nantes
La nouvelle gare devrait offrir sur trois niveaux 66 300 m2, dont 17 600 alloués au tertiaire, 5 700 m2 à des commerces et restaurants, 14 700 m2 à un hôtel. Photo Arnaud Jaffré.
Tous les acteurs s'accordent sur la nécessité d'un projet ambitieux pour la gare de Nantes de demain.
Le futur de la gare de Nantes passe par une intégration de surfaces commerciales et de services. « Il ne doit pas y avoir de tabou » prévient la sénatrice Fabienne Keller envoyée en mission par François Fillon pour mieux définir le concept d'une gare contemporaine. Il n'y a, pour l'instant, pas de calendrier pour un projet nantais qui n'est ni défini, ni évalué financièrement. Fabienne Keller présentera le résultat de son rapport le 10 mars au Sénat.
Celle-ci a recueilli les propositions des représentants des nombreux acteurs concernés à Nantes.
« L'évacuation des quais, sujet de préoccupations »
Les perspectives de fréquentation et de développement ferroviaire obligent à cette réflexion. La gare de Nantes, déjà saturée à certaines périodes, a enregistré 10 millions de voyageurs en 2007 avec des heures de pointe à 8 400. L'objectif d'ici 20 ans est de doubler ces chiffres, compte tenu des développements de l'étoile ferroviaire, tram-train vers le Nord et futur aéroport, ouverture de la ligne Nantes Clisson, TGV vers les Sables. « Les bases de réflexion s'appuient sur une progression de 1,6 d'ici 2020 et de 2 d'ici à 20 ans. L'évacuation des quais est déjà un grave sujet de préoccupations » est-il noté.
Comme l'a, à plusieurs reprises, souligné Jean-Marc Ayrault, la gare est un projet urbain « destiné à redevenir un belvédère tourné vers le château et la ville comme elle l'était à l'origine, mais s'ouvrant aussi sur le quartier d'affaires EuroNantes et composant avec un noeud complexe de transports routiers ». Le concept de la nouvelle gare multimodale vise la réunification des accès sud et nord par une couverture des voies. Elle doit intégrer un cheminement piéton et urbain, de commerces et des espaces publics. L'idée d'un immense dôme de verre est évoquée tout comme celle d'une gare-pont au-dessus des voies. C'est à Jean-Marie Dutilheul, directeur de l'architecture et de l'aménagement et des bâtiments de la SNCF, auteur de la gare sud en 1993 qu'ont été confiées les études. La nouvelle gare devrait offrir sur trois niveaux 66 300 m2 dont 17 600 alloués au tertiaire, 5 700 à des commerces et restaurants, 14 700 m2 à un hôtel et 16 700 m2 de hall et circulations.
Mais le plus important reste à faire : caler les financements et trouver un aménageur puis un gestionnaire unique « qui prenne en compte les préoccupations de tous les partenaires ».