La voiture en libre-service fait le printemps
mardi 15 avril 2008
- Nantes
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Nantes dispose désormais d'un service de vingt-huit voitures en libre-service dans onze stations du centre. Son nom : Marguerite.
Elles sont noires avec le toit orange, Twingo ou Ford Cmax prêtes à servir 24 h/24 pour une heure ou une journée attendant tranquillement le « client » dans onze points différents du centre-ville. Après un appel à projet lancé par Nantes Métropole, Nantes se lance donc dans l'auto-partage.
Plutôt que financer elle-même cette alternative supplémentaire pour circuler dans la cité, la collectivité a choisi de soutenir le projet de l'entreprise Nantes Auto Partage, spécialement créée par Tony Lesaffre et Denis Maure dirigeants du groupe Sepamat (spécialisé dans la location de voitures avec les franchises Europcar et Loc Eco) associés (à 80 %) à Transdev, opérateur de transports en commun (20 %), partenaire de la communauté urbaine dans la Semitan et leader mondial de la gestion de tramways.
Clientèle citadine
Après avoir souscrit un abonnement sur www.imarguerite.com, ou directement à l'agence gare sud, il suffit de faire une réservation par Internet jusqu'à cinq minutes avant le départ et c'est parti... Au moment où le Bicloo, vélo en libre-service est mis en place, la voiture en libre-service « s'adresse aux citadins ouverts à la nouveauté, qui habite et travaille en ville » reconnaît Denis Maure. Mais La Poste et le CIO se sont également déclarés intéressés par la formule.
3,90 €/heure
Après le paiement d'un droit d'entrée de 100 €, un dépôt de garantie et un abonnement de 9,90 € par mois, il en va, selon le modèle de 3,90 € l'heure et 0,39 € du kilomètre pour la Twingo à 4,90 € et 0,49 € pour la Ford Cmax, carburant compris (biocarburant ou super sans plomb). Les heures de nuit de minuit à 6 heures du matin sont gratuites.
Pour un trajet professionnel occasionnel, un dîner, un concert ou un spectacle dans l'agglomération, la conduite des enfants le mercredi, les voitures Marguerite tiennent leur place dans l'offre de transport à Nantes. « C'est une solution alternative crédible » note le député maire Jean-Marc Ayrault, surpris dans un premier temps de voir un loueur de voitures « organiser sa propre concurrence ». Mais l'opération permet à ce dernier de toucher une clientèle nouvelle et de l'orienter pour un usage dépassant 24 heures vers une location de voiture plus classique à des conditions avantageuses.
« Un véhicule marguerite doit à terme supprimer quinze véhicules de propriétaire » estime Tony Lesaffre. Les initiateurs du projet expliquent que les 28 voitures en libre-service « doivent supprimer de la circulation entre 180 et 300 véhicules ». L'objectif fin 2008 est de 300 abonnés et de 1 000 d'ici trois ans et 25 stations dans les cinq ans.
Eric Cabanas