Le FC Nantes au point mort
mercredi 20 janvier 2010
- Sports
Zerka et les Canaris ont calé face à des Vannetais pourtant bien gentillets. Photo Ouest Médias
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Il ne s'est encore presque rien passé, hier soir devant Vannes (0-0). La L1 s'éloigne plus que jamais.
Les usagers du périphérique connaissent bien le panneau d'indication : « Match à la Beaujoire, risque de ralentissement. » Plus aucun automobiliste, faute de réelle manifestation n'appuie, aujourd'hui, sur le frein aux alentours de Louis-Fonteneau. En revanche à l'intérieur de l'enceinte : cela patine sévère.
En « aquaplaning » depuis son dérapage havrais (4-0, le 2 novembre), le FC Nantes a une fois de plus (de trop ?) calé face à des Vannetais pourtant bien gentillets. Triste spectacle - même si nous avons vu pire - que ce derby sans charme, parsemé de fautes techniques, de mauvaises passes et d'incompréhension entre les acteurs.
Vraiment, cette équipe, à l'image d'un Darcheville en peine, n'a plus d'ailes. Au lieu qu'elle serve à masquer les chants contestataires, il aurait mieux valu demander à la joyeuse fanfare d'entonner des airs de circonstances. Un adagio, par exemple... Ou une bonne vieille marche funèbre.
Faisons les comptes : lors des neuf dernières journées, nos jaunes amis (9es, à quatre unités du Havre, 3e) n'ont amassé que cinq points. Alors, certes, le pauvre match nul a permis de stopper l'ignoble série de défaites (trois à la suite), mais en aucun cas, cela ne saurait remonter le moral d'un Jean-Marc Furlan, au bord de la crise de nerfs, le long de la touche.
Histoire de parfaire le tableau, l'entraîneur nantais a vu Christian Bekamenga, dont c'était le grand retour, se blesser dès la demi-heure de jeu, puis Issam El Adoua (première apparition) quitter la scène en fin de rencontre.
Et quelle atroce seconde partie de saison, avec pour unique dessein le maintien (Sedan, 18e, n'est qu'à cinq longueurs), risquons-nous de nous « cogner ». On en frissonne...
Etienne Kiss
Bekamenga gravement touché
Christian Bekamenga, remplacé à la 30e par Filip Djordjevic, a été gravement touché à la cheville droite. Il a une « plaie importante », dixit Jean-Marc Furlan, qui pourrait valoir au Camerounais une opération. « Le tendon est peut-être touché » a avoué, dépité, le coach nantais.