Le FC Nantes en mal de collectif
lundi 18 août 2008
- Sports
Stefan Babovic a de grosses qualités techniques mais a souvent du mal à les mettre au service du collectif.
Photo Jean-Charles Druais/Ouest Médias
Même s’il s’est montré sous un meilleur jour en seconde période samedi face à Monaco, le FC Nantes n’est pas encore au niveau. Il reste encore beaucoup de travail à faire, notamment collectif.
C’est Claudiu Keserü, le buteur, qui le dit : « On a montré deux visages. » On ne saurait mieux dire. Samedi, il y avait un monde entre le FC Nantes de la première période, dépassé par le jeu simple et rapide de Monaco, et celui de la seconde mi-temps, beaucoup plus présent, plus direct. Et, finalement, à un rien de l’emporter.
« Après une première période difficile, on est parvenu à bien redresser une situation délicate » analysait Ricardo Faty peu après la rencontre. « Il y a de quoi se rassurer » ajoutait David De Freitas. Peut-être !
Problème de niveau
À vrai dire, la seconde période nantaise, même bien meilleure que la première, n’a pas levé tous les doutes concernant le FCN version 2008-2009.
Entre les erreurs individuelles - les deux buts encaissés à Auxerre, celui face à Monaco -, les états de forme disparates et, surtout, l’incapacité de certains à jouer avec les autres, les Canaris ne sont pas encore au niveau Ligue 1. Un constat pour le moins inquiétant à quelques jours d’aller défier un Bordeaux revanchard (après sa défaite à Paris - 1-0) au stade Chaban-Delmas. Dimanche prochain, le Nantes de la première mi-temps « monégasque » a toutes les chances - si on peut s’exprimer ainsi - d’exploser.
Travailler, sans relâche
Que faire, alors ? Travailler, sans relâche. Tactiquement et physiquement, bien sûr. Mais aussi psychologiquement : rassurer les uns, recadrer les autres. Pour que le FC Nantes joue enfin en équipe.
Car ce qui a sauté aux yeux samedi à la Beaujoire, c’est l’incapacité des Nantais à jouer en équipe. Une déficience collective symbolisée par un Stefan Babovic toujours aussi peu enclin à donner son ballon. Un gros problème quand on sait que les dirigeants de la Maison jaune veulent faire du jeune Serbe le dépositaire du jeu nantais.
Cela dit, les Canaris ne sont pas les seuls à avoir du mal à jouer en équipe. Le manque de collectif déjà évoqué est (quoi qu’en dise un Michel Der Zakarian agacé - pour ne pas dire plus - de s’entendre dire en sursis) probablement ce qui caractérise le mieux le club nantais actuellement. De là à penser que le début de saison difficile pourrait arranger les décisionnaires…
Jérôme Le Garrec