Le FCN peut s'en vouloir
samedi 19 septembre 2009
- Sports
Salué de façon peu « élégante » par le public (cris de singe), Jean-Claude Darcheville a raté l'occasion de le faire taire à la 55e. Photo Ouest Médias
Supérieurs à Bastia, les Canaris, trop inconstants, ont sans doute laissé échapper deux points, hier à Furiani.
Mais de quoi se plaint-on ? C'est vrai. Invaincu depuis six journées, toujours meilleure attaque de la division, le FC Nantes, à la faveur de la différence de buts est ce matin leader provisoire de la Ligue 2, en attendant la prestation de Caen, après-demain, face à Ajaccio. Mieux, aucun nouveau suspendu n'est venu se joindre au club.
L'ennui est qu'hier soir, il aurait dû revenir d'Armand-Cesari avec un quatrième succès consécutif. Pour s'être arrêtés de jouer sitôt ou presque, l'ouverture du score signée Zerka (7e), les Canaris se sont quasiment fait hara-kiri, laissant les jeunes Bastiais revenir dans la rencontre, suite à nouvelle erreur défensive (Gaffory, 25e). Il leur a fallu ensuite près de trois quarts d'heure avant de reprendre leurs esprits, butant sur un Novaes à la drôle de baraka.
Pourtant, tous les clignotants étaient au vert. Techniquement et athlétiquement au-dessus de Corses prêts à se faire dévorer, les coéquipiers d'Abdoun n'avaient qu'à se servir. Mais leur soudain recul, leur manque de créativité - conservation du ballon plutôt que circulation - a transformé une rencontre a priori gagnée en médiocre spectacle.
« Je m'en contente de ce point, glisse néanmoins Gernot Rohr. Il faut savoir rester humble. » N'empêche, un peu plus de volonté eut été appréciable. Nous aurions pu crier, au sommet de la L2 : « Independenza ! »
Etienne Kiss