Un premier tronçon du pont Tabarly flotte quai Wilson : 880 tonnes d'acier trempé en provenance de Belgique.
L'un des trois tronçons du futur franchissement de Loire, le pont Éric-Tabarly, est arrivé à bon port ce week-end. En l'occurrence celui de Nantes, quai Wilson.
« Je suis venu admirer la bête grandeur nature, » se réjouit Paul. En compagnie de Simone, son épouse, il marche régulièrement autour de l'Île de Nantes où il réside. « Une balade de santé et l'occasion de suivre de loin en loin, l'avancée des chantiers des ponts Senghor et Tabarly. Lorsqu'il fait meilleur qu'aujourd'hui (ndlr, vent d'est fort et glacé), nous poussons jusqu'à Saint-Sébastien ». Sur le quai Wilson hier, Paul et Simone on fait une pause dans leur périple insulaire. Un arrêt admiratif devant la plateforme d'acier galbée, de 80 mètres de long sur 28 de large... « 880 tonnes ! » souligne Mickaël, un ouvrier flamand de l'entreprise belge, Victor Buyck Steel Construction, qui a construit l'ouvrage d'art. Un arrêt admiratif doublé du regard professionnel de Paul : « Je suis retraité des travaux publics ! Le génie civil, je connais. J'ai construit des ponts pour la société Jean Lefebvre - aujourd'hui Eurovia-Vinci. Dans la région de Tours, sur l'Oust dans le Sud-Ouest... à Nantes : le pont du général Audibert, entre le quai Hoche et le quai André-Morice. ».
Deux convois d'ici juillet
À la mi-2011, le couple devrait pouvoir traverser à pieds le pont dont ils suivent l'évolution. Un tablier de 210 mètres, haubané, soutenu par un pylône de 57 mètres de haut.
D'ici là, deux autres convois seront arrivés à Nantes avec un tronçon identique à celui aujourd'hui quai Wilson ; et le 3e et dernier, de 50 mètres de long. Tronçon central, il fera se rejoindre les deux précédents.
Jean-Pascal Hamida
Financement
Le pont Éric-Tabarly nécessite un investissement estimé à 26 millions d'euros. Financement : Nantes métropole, le conseil général et la région Pays de la Loire.
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