Collisions évitées
Nuit du 7 au 8 avril : Pierre Raffin affronte un vent de force 7. Soudain, la pièce métallique qui relie la barre au safran cède. Dans les coups de boutoir des déferlantes, et entre les cargos qui font route vers le canal, le marin nantais réalise, non sans mal, une réparation de fortune. Plusieurs collisions sont évitées de justesse. Le 12 avril, il parvient à rallier Colón sur la côte du Panamá.
« J'ai pris ma décision »
« Je pensais avoir préparé mon bateau du mieux possible, mais cette avarie est révélatrice : je pouvais perdre Babar... », lâche Pierre Raffin qui s'avoue « physiquement très fatigué ».
Cette fortune de mer survient en triste simultanéité avec l'annonce du décès d'un proche et des considérations familiales qui rendent souhaitable sa présence en France. Le choix d'un retour s'impose alors à lui.
« J'ai donc pris la décision de rejoindre les Açores via les Bermudes pour être à Paimboeuf en août ». Après les nécessaires réparations du bateau, il a donc mis le cap vers la France le 18 avril. Mais déjà percent dans son esprit de nouvelles pages de navigation à écrire : « Je vais essayer de ramener Babar... pour le préparer à de nouvelles aventures ».
Jean-Philippe Lucas
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