Une croissance rapide
C'est le premier enseignement de cette étude menée conjointement par l'Insee et l'ADDRN (*). Saint-Nazaire et son aire urbaine ont renoué avec l'attractivité. Depuis 1999, le territoire affiche une croissance démographique positive à raison de 1 % par an. Cette hausse est particulièrement marquée dans les communes périurbaines du rétro-littoral comme Saint-André-des-Eaux, Saint-Lyphard ou Assérac. Mais il est notable que la ville centre, Saint-Nazaire donc, profite également de cette embellie. Entre 2001 et 2006, l'aire urbaine de Saint-Nazaire a vu s'installer 25 000 nouveaux résidants. Elle comptait en 2006, 185 000 habitants.
Les « néo-Nazairiens » en force
L'étude constate un
« fort renouvellement des cadres » dans cette aire urbaine. Ils constituent un quart de ces nouveaux arrivants, contre un sur huit pour les ouvriers et un sur douze pour les retraités. Ils viennent d'autres métropoles (notamment l'Île-de-France) ou de la région, particulièrement l'agglomération nantaise voisine. Si les cadres privilégient la ville-centre, les retraités se tournent très logiquement vers les communes de la frange littorale (La Baule, Pornichet).
La voiture reine des déplacements
La croissance démographique conjuguée à un engouement toujours très marqué pour la maison individuelle entraîne un phénomène
« d'étalement urbain ». Conséquence, la majorité des actifs travaillent en dehors de leurs communes, et le chiffre grimpe à 80 % pour les communes de l'aire urbaine. En 2006, la distance moyenne parcourue par un quart des actifs est de 16 kilomètres (14 km en 1999). Phénomène d'étalement, trajets longs. Logiquement, les habitants privilégient la voiture pour assurer leurs déplacements quotidiens au coeur du territoire mais aussi vers l'extérieur (agglo nantaise, sud-Loire). La part des transports en commun est encore relativement faible.
Une politique « confortée »
Ce retour de l'attractivité du territoire est évidemment une bonne nouvelle pour les élus. C'est surtout le signe que les choix politiques ont été les bons :
« Ce n'est pas une surprise, mais on est confortés », dit humblement Éric Provost, adjoint nazairien en charge du rayonnement et de l'attractivité. C'est le cas en matière d'urbanisation mais aussi sur le plan économique. L'arrivée massive de nouveaux cadres traduit bien ce dynamisme avec un
« phénomène de tertiairisation de l'économie ». Reste les transports. L'étude le montre parfaitement, la voiture est omniprésente et il y a des efforts à faire sur les transports en communs. Saint-Nazaire y travaille avec la mise en oeuvre prochaine d'une ligne structurante à haute qualité de service :
« Ça justifie également notre nouvelle politique en matière de stationnement », dit Éric Provost.
Nicolas Dahéron
nicolas.daheron@presse-ocean.com(*) ADDRN : Agence pour le développement durable de la région nazairienne