Jeudi soir en effet, les élus du personnel ont signé l'accord de sortie de crise avec les dirigeants du fabricant de rotatives. Huit mois pour sauver cinq postes supplémentaires et obtenir 25 000 euros plutôt que 20 000 pour chaque licencié. Amère victoire. « Nous avons eu une attitude responsable en acceptant de sortir de ce conflit qui durait depuis trop longtemps » assure Wilfried Belloir, secrétaire du Comité Entreprise.
Une partie de l'activité transférée dans l'Oise
D'ici trois semaines, les premiers courriers commenceront à arriver dans les boîtes à lettre des cent soixante-cinq salariés licenciés (sur 291). « Goss avait les moyens de faire plus, mais on ne pouvait pas tout risquer. La prime supra-légale était par exemple en jeu. Il fallait agir dans l'intérêt général et celui des postes restant. »
Ce conflit avait débuté en mars 2009, après le limogeage brutal du directeur. Depuis, la société est passée dans les mains du groupe chinois Shanghai Electric qui a décidé de transférer l'activité montage de l'usine de Nantes à Montataire, dans l'Oise.
« Comment fonctionner sans eux ? »
Le plan social propose notamment des reclassements à hauteur minimum de 72 % des salaires.
Les candidats à la création d'entreprise recevront une aide de 7 000 euros si leur projet est validé par la Chambre de commerce et d'industrie.
Quant aux 126 « salariés qui restent, ça sera un challenge. Ils ne savent pas encore comment l'usine va pouvoir fonctionner sans ceux qui partent ».
Toujours solidaires, ils sont encore inquiets mais surtout résignés. « Il faut repartir positif. Il y a eu des avancées, notamment l'ouverture des négociations pour garantir la pérennisation de Goss Nantes. »Â
Céline Maxant
« Il fallait agir dans l'intérêt général » explique un syndicalisteTapez un mot clé