Un petit oiseau bleu s'est posé sur le web, et le voilà transformé. Twitter accompagne l'élection d'Obama, donne les premières infos sur l'attentat de Bombay, sauve la liberté d'expression en Iran, permet de savoir si son pote Nico est bien arrivé à Lyon.
Twitter (en anglais, gazouiller), c'est ce service qui permet d'échanger avec qui veut un texte de 140 caractères. Il donne à lire un instantané de l'humeur et de l'actu de la personne qu'on y suit. Son grand atout, par rapport à
Facebook et autres réseaux sociaux : on peut l'utiliser depuis son téléphone portable. Dans le monde, Twitter compte 32 millions d'utilisateurs. Dont 15 000 environ en France.
Et à Nantes ?
« On recense plusieurs dizaines de gens actifs », selon
Simon Robic, étudiant, jeune entrepreneur et président des Blogueurs de l'Ouest.
« Nantes n'est pas mal placée en France, poursuit-il.
Il y a ici un vivier de start-up et d'entreprises innovantes, c'est là où on trouve la majorité des utilisateurs de Twitter ».
Car à Nantes comme ailleurs en France, l'utilisateur type est un habitué du monde des nouvelles technologies. Mieux, il se tient informé de ses évolutions, voire y travaille.
« Les gens sur Twitter ont essentiellement des métiers qui tournent autour de la communication », analyse
Manuel Canévet, directeur des agences nantaises Mille Watts et CampusCommunication.
« Lara nous a ramené un gâteau »Twitter est, pour lui
« un formidable outil de veille. On assiste à des discussions sur des stratégies, des nouvelles tendances, avant que les décisions soient officialisées ». A Nantes, l'entreprise
DoYouBuzz, qui permet de créer son CV en ligne, a son compte Twitter. Elle y distille à la fois sa revue de presse, des offres d'emploi ou des infos tout à fait futiles, comme
« Lara nous a ramené un gâteau chocolat maison ».
Car Twitter permet
« d'établir une autre sorte de relation avec les clients, un lien de proximité, commente Marieke Raboin, chargée de la communication de
l'Olympic.
Ça nous permet aussi de répondre à leurs questions en direct ».
Antoine Blanchard, chargé du site d'une entreprise herblinoise de vente de voitures d'occasion, est plus réservé. Il a imaginé de mettre sur Twitter
« les derniers arrivages, les offres spéciales ». Il est suivi par 137 « followers ». Mais, revers dû au public encore spécifique du réseau,
« nous n'avons pas eu de retours. Les gens qui nous suivent sur Twitter sont davantage intéressés par comment ça marche, quelle est notre stratégie marketing, que par nos offres ». Et les collectivités ? À ce jour, elles sont absentes du réseau.
« Contrairement à Nantes, la Ville de Rennes a son compte, note Simon Robic.
Elle donne de l'info sur la vie municipale...
Et dialogue avec ses citoyens ». Quoi ? Rennes devant Nantes sur Twitter ? Messieurs les communicants de la Ville, si vous nous lisez...
Guillaume Lecaplainguillaume.lecaplain@presse-ocean.com