Jeune intercommunalité, Erdre et Gesvres a, encore et toujours, à considérer la diversité de communes qui la compose. Et en terme de commerce comme ailleurs, le mot d'ordre entre les petites et les plus grosses est
« d'équilibrer ».
Dans le schéma de secteur, qui dessine la politique d'aménagement du territoire pour les 20 ans à venir, des pistes sont données pour commencer à imaginer le maillage commercial du futur en Erdre et Gesvres. Un maillage qui se structurera autour de trois axes : l'offre commerciale devra « renforcer l'articulation entre les communes », « être respectueuse de l'environnement » et « répondre aux besoins des habitants et des consommateurs du territoire ».
Mais concrètement, quels magasins y aura t-il demain ?
Des bourgs vivants
D'abord, la nécessité pour les élus de créer une charte commerciale est née de la poussée démographique du secteur. « Là où il existe aujourd'hui des commerces en centre-ville, il faut par exemple que ces lieux gardent une vocation commerciale et ne soient pas transformés en habitation » explique Albert Frémont, le vice-président en charge de l'économie. Beaucoup de communes ont vu leur population exploser, et « créer du service » est l'arme trouvée par les élus pour contrer le complaisant étiquetage d'Erdre et Gesvres en « cité dortoir ». Mais ils ne veulent pas de mastodontes, « pas de centres commerciaux », et surtout pas de bourgs désertés pour cause de commerces en périphérie.
Des très gros aux tout petits
D'Héric, Sucé ou Vigneux, la communauté de communes ne se soucie pas : « Ce sont des pôles dynamiques, qui, par eux même, font naître les commerces dont les habitants ont besoin ».
L'attention des élus se porte plutôt sur les deux gros pôles intercommunaux (à construire) que seront Nort-sur-Erdre et Treillières/Grandchamp, et surtout sur les toutes petites communes, pour qui le défi est surtout « de maintenir des commerces ». « Il est essentiel qu'il existe une offre de proximité », reprend Albert Frémond, qui est également maire de Casson, la seule commune sur les douze que compte la CCEG à ne plus avoir de commerce d'alimentation. Il y a des enjeux vis-à-vis de la population, et surtout en terme de déplacements » souligne l'élu.
« Au plus près des habitants »
Car l'enjeu pour Erdre et Gesvres est de « satisfaire les besoins au plus près de l'habitant ». Avec des boulangeries et des épiceries pour Les Touches, Notre-Dame ou Fay, des commerces de vêtement, d'esthétique ou d'aménagement pour Grandchamp ou Saint-Mars, et de vraies zones multi-services à Nort et à Treillières. Une palette à trois couleurs, pour qu'en quelques pas le consommateur trouve son bonheur.
Mathilde Clavier-Bourgine
Chaque habitantdoit trouver des commerces sans trop avoir à se déplacer