Les plus et les moins de Tony Heurtebis
lundi 19 mai 2008
- Sports
Tony Heurtebis a constitué un joueur exemplaire cette saison devant le but nantais qu'il a gardé au cours de 35 matches de championnat.
Photo Pierre Minier/Ouest Médias
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Canari le plus utilisé en championnat après Rémi Mareval, Tony Heurtebis, gardien exemplaire, nous livre ses plus et ses moins de sa saison. Arrêt sur images.
Le match le plus abouti : « Il y en a deux : à Grenoble (3-0) et à Troyes (2-0). »
Le match le moins maîtrisé : « Sans hésiter, celui effectué à Gueugnon. »
Le plus beau but marqué : « Je cale. Pourtant, il y en a eu (rire)... »
Le « plus » beau but concédé : « La frappe enroulée de Lacombe, à la Beaujoire, contre Montpellier. »
Le but marqué le plus « laid » : « A priori, celui de vendredi soir. Sur une passe en retrait d'un défenseur, le ballon passe sous le pied du gardien rémois... »
Le but concédé le plus « laid » : « Celui d'Ajaccio accordé par l'arbitre alors que le ballon n'est pas rentré... »
Le plus bel arrêt d'un homologue : « Je dirais Padovani (Angers). Sur un coup franc de David (De Freitas), qui atterrit sur la barre, il se fait surprendre mais ressort aussitôt une tête de Yoann (Poulard). »
Le plus bel arrêt effectué : « J'ai revu les images lors des récents Trophées UNFP. C'était lors du match aller face au SCO, où j'arrête une tête sur ma gauche. »
Le meilleur gardien : « Christophe Revault. Je le connais bien pour avoir évolué avec lui à Rennes. Il a été sacré par les gens de la corporation, ça veut tout dire. »
Le joueur le plus impressionnant : « Hoarau (Le Havre). C'est l'instinct du buteur. Il nous a posé énormément de problèmes. »
L'adversaire le plus impressionnant : « Le Havre, de par « leur » solidité. On perd deux fois contre eux. Après, des équipes comme Clermont ou Angers ont été de bonnes surprises. »
Le meilleur public (excepté Nantes) : « Les derbys, face à Angers, Guingamp ou Brest, ont eu une saveur particulière. Même chose pour des affiches comme, par exemple, au Havre. »
La révélation nantaise : « C'est difficile de ressortir un joueur du lot. Ils sont plusieurs : Rémi (Mareval), David (De Freitas), Nico (Goussé)... »
Le Canari le plus technique : « David De Freitas et « Fred » Da Rocha font partie de ceux qui perdent le moins de ballons. Maintenant, devant le but, Nico, « Baga », Thomas (Dossevi) et Filip (Djordjevic) ont été très adroits. »
Le meilleur tireur de penalty : « A priori, c'est « Baga ». Il n'en a pas raté un. Quand on fait des concours, à l'entraînement, « Nico » ou David sont super adroits. »
Le coéquipier le plus drôle : « Nicolas Goussé. Ce n'est pas pour rien qu'on le surnomme Jean Roucas. Ils sont quelques-uns. Rémi, même David, font partie d'une bonne bande... »
Le plus sérieux : « Yo (Poulard). Dans l'attitude, c'est peut-être lui le plus distant mais c'est un bon vivant. Il sait rigoler. »
L'image : « Lors de la venue de Montpellier, quand j'ai entendu, à la 64e, le public chanter : « On est en Ligue 1... »
Le coup de gueule : « Après Gueugnon. C'a été une déception de se faire avoir, comme ça, sur la fin. On n'a pris que deux points sur six à cette équipe qui descend... »
La peur (personnelle) : « Ma sortie, sur blessure, face à Guingamp, il y a une semaine. J'étais complètement dans le « coltar. » En même temps, on fait peur à la famille. Du coup, ma femme, en tribune, a failli accoucher... »
La peur (collective) : « Il y a eu des moments difficiles mais pas de peur particulière. Il n'y a pas eu un instant où l'on s'est dit : « Là, ça ne va pas, on est vraiment mal. » À chaque fois, on a su réagir. »
L'anecdote : « Je me souviens de la tête de certains lors de l'atterrissage à Ajaccio, c'était chaud. Ils se reconnaîtront facilement (rire) ! »
Recueilli par Jean-Yves Queignec