Les poules nichent en ville
mardi 02 février 2010
- Nantes
Un exemple de revêtement particulièrement dégradé, rue Louis-Blanc, rapiécé à de multiples reprises.
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Si la plupart sont correctement entretenues, certaines rues de Nantes sont en piteux état.
Étudiant à Nantes, Hugo, 19 ans, ne se déplace qu'à scooter. Plutôt prudent, il s'est fait une grosse frayeur, l'autre jour : « Je n'avais pas un vu un gros trou dans la chaussée. Ma roue avant a plongé, j'ai failli valdinguer ». Nids-de-poule, saignées formant de véritables « rails », bitume craquelé ou usé jusqu'à la corde, pavés déchaussés : la voirie nantaise regorge de ce genre de pièges. Il suffit de circuler dans les rues pour mesurer l'état de dégradation de la chaussée, en de nombreux endroits.
Exemples parmi d'autres : le pont de la Tortière, dont le revêtement part littéralement en morceaux, ou la rue Louis-Blanc, dans le quartier République, rapiécée à de multiples reprises avec de l'enrobé à froid.
Mais on pourrait aussi citer la rue Copernic, le boulevard Guist'hau, le quai André-Rhuys, la rue du Maréchal-Joffre, la rue du Bocage, etc.
Autant de voies dont l'aspect défoncé révèle un sérieux défaut d'entretien.
Casse-gueule
Ces nids-de-poule ne sont pas très méchants pour les voitures qui, au pire, risquent d'y laisser un enjoliveur. En revanche, ils présentent un réel danger pour les deux-roues, motorisés ou non.
Régulièrement, la Fédération des motards en colère (FFMC 44) dénonce le mauvais état des chaussées, à Nantes et dans l'agglomération. Même chose pour Place au vélo : « Les cyclistes sont très sensibles à la qualité du revêtement, explique Marc Peroy, l'un des responsables de l'association. Ils râlent souvent contre le manque d'entretien des pistes cyclables et des rues ». Le numéro vert (0 800 00 40 00) mis en place par la direction de la voirie fonctionne plutôt bien pour les petites réparations urgentes.
« Quand on les appelle, ils interviennent assez vite », note Joseph Pornet, corresponsant de la FFMC 44 auprès de Nantes Métropole. Mais pour les gros travaux, il faut souvent attendre la réfection complète de la chaussée. « Dans ces cas-là, ça peut demander 2 ou 3 ans », note Marc Peroy.
En 2005, un diagnostic réalisé par Nantes Métropole a révélé que 8 % des 2 727 km de voiries communautaires étaient en mauvais état. Un chiffre qui ne semble guère avoir évolué depuis.
Xavier Boussion