Il suffit parfois d'Un petit rien : depuis 1987, les fagots de muscadet soulagent le Sahel.
L'appel à la population est lancé. Samedi 27 février, Un petit rien a besoin de bras pour façonner et ramasser ses « sarments du coeur ». L'association attend entre 100 et 120 bénévoles pour cette journée placée sous le signe de la solidarité. « Hommes, femmes, enfants... Tout le monde peut venir donner un petit coup de main », invite Jean-Claude Gaillard.
Le Gorgeois, vice-président de l'organisation, sera bien entendu de la partie. Il connaît l'ampleur de la tâche : « Plus de 10 000 fagots à faire ». C'est beaucoup. D'autant que cet hiver, les tailleurs de vigne d'Un petit rien n'ont pas chômé. « On tournait en moyenne à 25 personnes par jour sur Monnières. Autant sur Gorges. » L'association n'aura donc aucun mal à dépasser la barre des 160 000 fagots ramassés depuis ses débuts, en 1987. « Nous en étions déjà à 152 000 l'an dernier. » Revendus 1,30 € aux restaurateurs et aux particuliers, ces fagots servent ensuite des actions de solidarité. Depuis vingt-trois ans, près de 147 000 € ont ainsi été distribués. Les Restos du coeur, le Téléthon, Appel Détresse ou la Ligue contre le cancer font partie des bénéficiaires. « Cette année, on donnera aussi pour Haïti. » Sans oublier Eau Vive, le « partenaire historique » des fagoteurs au grand coeur. L'organisation non gouvernementale s'investit dans les pays du Sahel, en Afrique. En lien avec des associations villageoises, elle y construit des puits, lutte contre l'érosion et se bat contre l'avancée du désert.
Samedi, le nez dans les ceps du Vignoble nantais, chaque ramasseur bénévole apportera sa pierre à l'édifice solidaire. Tous ont rendez-vous à 8 h, place de l'église à Monnières ou place Renoul à Gorges. « On servira un déjeuner en commun à 12 h 30, dans la salle du théâtre à Monnières. » Car le rendez-vous est avant tout convivial. « On travaille avec le sourire », s'amuse Jean-Claude Gaillard. Pour éviter de le perdre, juste un dernier petit conseil : prévoir des « bottes et des gants ». Histoire de se protéger du temps.
Rémi Certain
Renseignements : Gérard Bouaud (président) au 02 40 54 62 80 ou Jean-Claude Gaillard au 02 40 54 36 97.
Dès vendredi
Pour ramasser ses 10 000 fagots, l'association Un petit rien aura besoin de plus d'une journée. Elle organise donc un premier ramassage dès le vendredi 26 février, uniquement à Gorges. Rendez-vous à 13 h 45 chez un des bénévoles, Pierre Favreau, entre le lycée Charles-Péguy et le cimetière.
Tapez un mot clé