Pour connaître leurs motivations, rencontre avec l'un de ces futurs Globe Trotter : Manuel Lizé.
Comment est né le projet ·
« Il y a déjà cinq ans, j'avais envie de faire un tour du monde en bateau. J'en ai parlé à Baptiste. Puis suite à un cours sur l'écologie, on s'est dit en plaisantant qu'il pourrait être sympa de faire un tour du monde à la voile. Et on a vite vu que c'était réalisable. Nous sommes des rêveurs et encore assez jeunes pour le faire. Personne ne nous prenait au sérieux, tout le monde rigolait . Mais petit à petit, ils ont découvert qu'on avançait. »
Quels sont les objectifs et les enjeux de votre voyage ·
« Personnellement, c'est tout d'abord de concrétiser notre projet, montrer que « quand on veut on peut », c'est pour cela qu'on a appelé notre association QOVOP. Faire un tour du monde en bateau alors qu'on n'est pas marin semble un peu fou mais on veut prouver qu'on peut y arriver. Nous voulons également réaliser des photos et des reportages en faisant des rencontres avec des professionnels du monde marin. L'océan est le premier à subir les dégradations écologiques, le but est également de montrer l'impact que cela crée dans le monde professionnel maritime. »
Comment financez-vous ce projet ·
« Moi, personnellement j'ai réalisé un prêt. Le bateau a été acheté avec nos propres fonds, il nous appartient. Ensuite, on recherche des subventions, on rencontre des organismes qui peuvent apporter des aides pour des projets touchant les jeunes. Mais pour le moment, on est loin du compte. En ce moment, nous recherchons des entreprises pouvant nous soutenir, soit sous forme de mécénat ou de sponsoring, et on a également créé des tee-shirts et sweat-shirts que l'on vend sur internet (www.qovop.eu). Nous cherchons un peu tous les moyens pour s'y retrouver. »
Qu'allez-vous faire en attendant votre départ en novembre 2008 ·
« La préparation du bateau prend beaucoup de temps car on ne part pas comme ça pour un tour du monde. Sinon, on prend des cours de navigation, on a la chance d'avoir des proches qui naviguent et d'être dans une région où on trouve toutes sortes de difficultés (rochers, courants difficiles...), c'est une bonne école. Et en même temps, on continue notre démarchage et on économise. J'ai mis de côté mon BAC + 5 pour travailler à l'usine. »
Vous n'avez pas trop d'inquiétude sur les problèmes que vous risquez de rencontrer ·
« C'est vrai que j'y est pensé, mais je me dis que ce n'est pas plus dangereux de rouler sur une nationale en voiture. J'ai déjà réalisé une sortie en bateau où les conditions étaient vraiment difficiles et je dois avouer que j'ai bien aimé. On va s'entraîner un maximum en période de grosses houles. C'est un défi sportif mais également personnel. On va toujours être l'un avec l'autre. Ca ne va pas toujours être simple. On a l'habitude de « s'engueuler », on sait que ça arrivera durant le voyage mais ce projet nous tient à coeur. »
Propos recueillis par Julien Valanchon
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