NRB, Hermine : c'est le jour J
vendredi 26 juin 2009
- Sports
Si Frère (à droite), président du NRB, attend sereinement la décision fédérale, Baudriller (à gauche), celui de l'Hermine, est plus anxieux. Photos GL
Ce vendredi à Lille sera jour de délivrance... ou non pour les deux locomotives du basket nantais.
C'est le grand jour. Le jour J. « The D-Day » comme diraient les anglophones dont le basket est si friand. Aujourd'hui donc, c'est jour de délivrance - ou non - pour Nantes-Rezé Basket, qui revendique depuis longtemps son repêchage en Ligue Féminine.
Mais aussi le grand - et dernier - oral de rattrapage pour l'Hermine de Nantes Atlantique dans l'optique de sauver sa place en Pro B masculine.
Mais procédons par ordre... d'apparition, avec le NRB de Thierry Frère qui devrait être fixé sur son avenir dès ce midi, à l'issue du bureau fédéral prévu le matin et chargé de statuer sur le nombre de clubs et leurs identités en LFB.
Avec douze clubs d'ores et déjà assurés d'y figurer (lire par ailleurs), tout porte effectivement à croire que, pour arriver au total de quatorze, la lanterne rouge du dernier exercice sera le premier repêché, le second pouvant être Graffenstaden (3e de N1F).
À moins que les « européens » aient gain de cause en obtenant la réduction du champion-nat Élite à douze... ce qui serait contraire au statut en cours. Donc peu probable.
L'Hermine se met en quatre
L'Hermine de Nantes devra, elle, autrement convaincre pour conserver sa place en Pro B.
Retoquée à deux reprises par la Direction nationale du conseil et du contrôle de gestion (DNCCG) de la Ligue nationale de basket (LNB), faute de plan d'apurement de son passif - 277 000 € tout de même ! - sur trois ans, elle abat ce vendredi après-midi sa dernière carte devant la chambre d'appel de la FFBB. Marcel Étienne et Pierre-Yves Bichon (président et vice-président de l'Hermine pro), Alain Florès (membre du comité directeur) et Franck Baudriller (président de l'association) devront se mettre en quatre pour convaincre des élus fédéraux qui ont déjà en mains le dossier de défense.
Ceux-ci rendront-ils « en direct » leur verdict ou mettront-ils leur décision en délibéré ?
Nul ne le sait. Ce qui est sûr, en revanche, c'est que, même en cas d'avis favorable, le chemin de croix de l'Hermine ne sera pas fini puisqu'il lui faudra ensuite repasser sous les fourches caudines de la LNB, pour validation d'une masse salariale pouvant être encadrée, soit au montant budgété par le club (environ -5 % par rapport à la saison passée), soit au montant fixé par la DNCCG.
Et là, c'est sur le plan sportif qu'il faudrait aussi s'accrocher...
Laurent Battarel