Notre-Dame : le tram-train en 2016
lundi 02 août 2010
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Jean-Louis Borloo : « La desserte du futur aéroport de Notre-Dame-des-Landes se fera par le tram-train ». Photo AFP
+ Le projet d'aéroport reste "néfaste" selon les opposants
Entretien avec Jean-Louis Borloo, ministre de l’Écologie, des Transports et du Développement durable.
Vous avez assuré à Michel Hunault, député de Châteaubriant, que l’aéroport aura une desserte ferroviaire. Qu’en est-il ?
« Je le répète, je suis attaché à ce que dossier soit mené à son terme en toute transparence. Et je le redis, comme je l’ai dit à Michel Hunault, il n’y aura pas d’aéroport sans desserte ferroviaire. C’est une opération très lourde, Et si on ne décide pas de réaliser la liaison ferroviaire maintenant, on ne le fera pas après quand l’aéroport sera ouvert. J’en ai fait la promesse et je la tiens. J’ai fait ajouter au contrat de concession avec Vinci une clause suspensive sur cette liaison ferrovaire. »
Qu’avez-vous retenu pour cette liaison ?
« Certains élus voulaient une liaison par bus électrique. Je l’ai refusée. Il y a donc deux solutions : nous avons acté le principe de ligne à grande vitesse Nantes-Rennes et parallèlement il y a le projet de tram-train entre Nantes et Châteaubriant. La desserte du futur aéroport se fera par ce moyen (ndlr : à partir de La Chapelle-sur-Erdre). Il est clair pour moi que nous ne pouvons laisser partir le projet sans la garantie de ces 15 km de raccordement. C’est maintenant aux autorités régionales, départementales et communautaires porteuses du projet de tram-train de faire le nécessaire. »
Combien coûtera cette desserte ?
« Certains avancent le chiffre de 150 M€. Mais cette approche est erronée car elle repose sur des projets similaires en milieu urbain. Là, j’estime l’enveloppe nécessaire à la moitié, soit 75 M€. Et nous devrions pouvoir encore la faire baisser. »
Tout cela est-il bien compatible avec le Grenelle de l’environnement ?
« La décision de nouvel aéroport est antérieure au Grenelle de l’environnement. Il a donc été convenu d’emblée de maintenir le projet. Et nous nous sommes dit, profitons du Grenelle pour en faire un truc super en terme ferroviaire et de biodiversité. Il n’est pas question pour nous de faire n’importe quoi en matière d’environnement. »
Propos recueillis par Dominique Bloyet
Entre 729 et 829 M€
L’accord de financement pour la réalisation de l’aéroport et sa desserte terrestre signé en préfecture de Nantes le 15 juillet dernier entre l’État et les collectivités, porte sur une somme comprise entre 654
et 754 M€ (dont 400 à 500 M€ à la charge du concessionnaire Vinci). Somme à laquelle il convient d’ajouter les 75 M€ pour la liaison ferroviaire.
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